Denis Sommer : santé, emploi, formation

Denis Sommer, Député 3ème Circonscription du Doubs (photo Facebook Denis Sommer)

Denis Sommer, Député de la 3ème Circonscription du Doubs, s’exprime sur la santé, l’emploi et la formation :

Depuis le début de mon mandat, la santé est l’un des axes essentiels de mes préoccupations et de mon engagement. Les difficultés que rencontre le secteur médical dans la globalité de ses activités sont diverses, variées et viennent de loin. Conscient des réelles difficultés liées à la santé, j’ai organisé et participé à différents temps d’échanges. J’ai pu rencontrer ces derniers mois, de nombreux professionnels de santé (médecins, infirmières, aides-soignantes…), mais également les syndicats du secteur, des directeurs d’établissement : EHPAD, Association d’aide à domicile, les usagers… Le lundi 16 septembre 2019, j’ai rencontré à ma demande les représentantes de la CFDT à l’Hôpital de Trévenans pour échanger sur la situation des urgences et plus globalement sur celle de l’hôpital. Ce même jour, je recevais à ma permanence, les représentants de la fédération nationale des associations de directeurs d’établissements et services pour personnes âgées. Tous ces acteurs, unanimement ont pointé dans la crise actuelle qui secoue le système de santé, un déficit d’attractivité pour les métiers de “soignant”, notamment concernant les postes d’aides-soignantes. Un exemple très concret d’après la CFDT, l’IFMS (Institut de Formation aux Métiers de la Santé) qui vient de s’installer dans ses nouveaux locaux à Montbéliard n’a pas réussi à remplir la promotion à la rentrée. Il a été évoqué une trentaine de places vacantes. Le constat est sans appel, le métier d’aide-soignante n’attire plus mais cela est valable également pour les postes concernant l’aide à domicile. Ces métiers souffrent d’un véritable déficit des vocations, en cause un manque de valorisation du personnel, y compris salariale.

Déjà en juillet dernier, à l’invitation de l’association de l’APASAD, j’avais pu m’exprimer sur ce sujet. C’était suite à ma participation à l’action “Vis ma vie” qui pointait toutes les contraintes du métier d’aide à domicile. Le problème du recrutement a également été évoqué, il devient récurrent et préoccupant. Or, ces métiers font partie d’une chaine en étant l’un des maillons obligatoire au bon fonctionnement des services, qu’il s’agisse des services hospitaliers, des services d’urgences, des EHPAD mais aussi de l’aide à domicile. Que fera-t-on demain, si plus personne ne veut occuper ces postes ?

Nous devons redonner à ces métiers toutes ses lettres de noblesse afin qu’ils retrouvent de l’attractivité. Comme pour l’apprentissage, ces métiers doivent être mieux promus auprès des jeunes, mais aussi par la mise en place de formation qualifiante en direction des personnes non qualifiée ou en reconversion professionnelle, par la montée en compétences, un meilleur salaire, une reconsidération du temps nécessaire pour maintenir un lien de qualité avec les patients et usagers. Une demande de rendez-vous est en cours avec le directeur de l’ARS de Bourgogne Franche-Comté pour évoquer les moyens. Prochainement, nous aurons à débattre du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2020, il devra nécessairement tenir compte des réalités du terrain“.