Le futur Collège de Bethoncourt dévoilé

(visuel Pyralis)

Le futur collège innovant de Bethoncourt d’un niveau de performance E4C2, se distingue dans le paysage national grâce à la nouvelle pédagogie qu’il suggère et à la proportion de ressources locales qu’il mobilise. “Chaque mètre carré de ce futur collège innovant de Bethoncourt fut pensé comme un outil pédagogique et de développement des élèves”, explique Jean-Pierre Rambourdin, architecte.

L’architecture au service d’une pédagogie active

Les objectifs de ce projet porté par le Conseil Départemental du Doubs sont de mettre en œuvre des pratiques pédagogiques et éducatives adaptées à la personnalisation des parcours et au développement de l’autonomie des élèves, de proposer un cadre de vie où chacun se sent bien et d’imaginer une gouvernance favorisant l’implication de tous les acteurs : création de modules “studiolos” mini-espaces mobiles pour travailler en petits groupes ; forêt native, des vergers, une zone de maraîchage ou un poulailler auxquels seront associés les élèves ; cadran solaire pour apprendre le cycle de du soleil grâce aux ombres portées ; pesage des déchets de la cuisine et l’affichage de la quantité rejetée ; restauration favorisant l’autonomie des élèves, l’optimisation des déchets.

(visuel CRR Architecture)

L’utilisation de matériaux locaux biosourcés

La structure de l’établissement est composée de bois, de paille travaillée localement et de terre crue prélevée sur le site pour les closions et parements de façade du rez-de-chaussée. Plus globalement, des matériaux à l’empreinte carbone moindre ont été privilégiés tout en valorisant les savoir-faire locaux (résultat C2) : projet conçu sans enrobé ; voiries extérieures perméables ; socle en terre crue ; utilisation massive de matériaux biosourcés (blocs de chanvre, peintures recyclées, parements bois, plafonds de fibres de bois compressée, bardages bois ou encore bois brut pour les aménagements extérieurs).

(visuel CRR Architecture)

Une biodiversité préservée et favorisée

Afin d’assurer une cohérence globale, un travail important a été mené pour intervenir de manière positive sur la biodiversité. Les espaces entourant le futur collège seront enrichis, renaturalisés et rendus plus “vivants” : plantation d’une forêt native (Méthode MIYAWAKI) ; création d’une “forêt jardin” expérimentale (arbres et arbustes fruitiers, légumes, plantes aromatiques et médicinales…) ; installation de ruches, de nichoirs pour divers oiseaux, d’hébergements pour la faune ; enrichissement végétal d’une ancienne parcelle agricole ; apports d’amendements naturels d’origine locale ; mise en place d’une gestion différenciée.

(visuel CRR Architecture)

Un collège sobre en énergie

D’un point de vue énergétique, les architectes et ingénieurs ont rationnalisé la demande en énergie de l’ouvrage et effectué une chasse au gaspillage grâce à la mise en place d’équipements de très haute efficience simples de conception et d’utilisation. Des dispositions permettant de maîtriser la consommation et d’atteindre le niveau le plus élevé (E4) du label E+C : conception bâtimentaire tournée vers l’autonomie en électricité (compensation des consommations électriques) ; chaufferie bois granulés modulante pour le chauffage et l’ECS, production énergétique donc un seul système à entretenir ; inertie thermique importante avec la terre crue (gage de confort d’été) ; eaux pluviales infiltrées à 100% sur la parcelle, pas de rejet sur le réseau public = 0 € de frais pour la communauté ; ventilation naturelle double flux autonome pour la rue intérieure ; ventilation à double flux à très haut rendement pour tous les locaux en hiver ; autoconsommation de la production solaire photovoltaïque en direct ; mise en place d’une éolienne.

(visuel CRR Architecture)

(source communiqué)