Céline Durupthy : augmentation des élus à PMA, “des magots… ou démago, à l’agglo ?”

Céline Durupthy (photo Facebook Céline Durupthy)

Céline Durupthy, Adjointe au Maire d’Audincourt, Conseillère communautaire à Pays de Montbéliard Agglomération, s’exprime suite à la proposition de Charles Demouge sur l’augmentation des indemnités des élus de PMA (notre info du 01/10/2020) et à la réaction de Nicolas Pacquot (notre info du 06/10/2020) :

Lors du conseil communautaire du 1er octobre 2020, Nicolas Pacquot nous gratifia d’une plaidoirie généreuse, désintéressée et altruiste contre la hausse des indemnités des élus de PMA. Il avait raison. Dans le contexte de crise que nous traversons, avec le chômage partiel, les usines qui n’embauchent plus ou pire, qui ferment, avec la misère grandissante de la population, personne ne pouvait défendre une augmentation du budget alloué aux indemnités des élus, quand bien même celles-ci sont strictement encadrées par la loi et que personne ne peut prétendre faire ce qu’il veut en la matière. Il en va de même dans les communes. A l’issue de cette prise de parole juste et belle, nous avons tous imaginé que Monsieur Pacquot était un homme profondément bon et qu’il frôlait probablement le bénévolat dans sa propre commune. Quelle surprise de constater qu’à Etouvans, il prend…le maximum qu’il lui est alloué. Soit 1205,71 € bruts par mois. Étonnant, ensuite de reprocher au président de PMA de vouloir prendre ce que la loi lui permet, même s’il y a la loi et la morale et que ce sont deux choses différentes.

On peut discuter longuement des indemnités des élus. On peut en contester les montants. Mais on peut considérer qu’elles permettent le fonctionnement démocratique : pour ma part, si la perte que je consens sur mon salaire (j’ai une décharge importante pour pouvoir exercer dignement ma fonction d’adjointe à Audincourt), n’était pas compensée en partie (pas totalement, en vérité) par une indemnité, je ne me serais jamais présentée aux élections. On peut donc considérer que les indemnités d’élus permettent de représenter la population active, plus jeune, dans les assemblées démocratiques.

Toujours est-il qu’à la suite du processus démocratique, des discussions de l’assemblée, des différents arguments des groupes de gauche, de droite et des autres, le texte a été retiré, pour proposer une nouvelle délibération le samedi 10 octobre 2020.

Un article de l’Est Républicain annonce les contours de cette nouvelle proposition : l’indemnité restera la même que celle votée en 2017 et mécaniquement, puisqu’il y a moins de conseillers délégués, l’enveloppe globale est en baisse. Ce qui est une proposition sage, eu égard à la situation économique de notre agglomération.

Cependant, nous ne cessons de nous étonner de la réaction de Monsieur Pacquot : “Il a voulu punir tout le monde”…Comme s’il avait fallu que les vice-présidents, dont il fait partie, soient bien augmentés, eux. Faites ce que je dis, pas ce que je fais… Bel exemple !

Et puis, enfin, quelle vaine polémique ! Quel temps perdu, quelle bassesse, quelle manque de déontologie de la presse locale, que d’enchaîner les titres tous plus racoleurs les uns que les autres, sur ce texte qui n’a même pas été voté en l’état ! Le même soir, le 1er octobre, l’assemblée votait des points bien plus importants : l’aide aux commerçants, avec le dispositif Echop (près de 100 000 €), le vote d’un plan de relance pour le secteur culturel (plus de 50 000 €), un autre pour le secteur sportif (près de 100 000 €). Pensez-vous que les débats de l’assemblée aient portés sur ces dossiers engageants pour notre territoire ? Pour cela, encore eut-il fallu que nous ayons été dans un esprit constructif et non dans une opposition systématique
“.