Marie-France Bottarlini et Frédéric Barbier : PSA Hérimoncourt, et maintenant ?

Marie-France Bottarlini, Maire d’Hérimoncourt, et Frédéric Barbier, Député de la 4ème Circonscription du Doubs, s’expriment suite à l’annonce de la confirmation de la fermeture du site PSA d’Hérimoncourt (notre info du 09/04/2019) :

Après le choc de l’annonce de la fermeture du berceau historique de Peugeot, et suite à notre rencontre de ce vendredi 12 avril 2019 avec les organisations syndicales, notre attitude responsable nous oblige à faire fi des regrets et à nous concentrer sur l’avenir du site d’Hérimoncourt et des 200 salariés concernés. Nous ne cherchons aucunement à entraver le développement de PSA et nous avons bien conscience que nous ne sommes pas confrontés, comme par le passé, à des suppressions d’emplois, des externalisations ou une délocalisation à l’étranger. Nous avons également entendu qu’à la clé de ce transfert, il pourrait y avoir de nombreux emplois et un surcroit d’activité indéniable pour PSA. Nous comprenons donc que notre malheur puisse faire le bonheur des Vésuliens. Cependant, si notre rôle d’élus est de soutenir le développement de nos entreprises, il est aussi de préserver notre territoire, ses emplois et ses habitants.

C’est pourquoi, nous serons intraitables sur les prérequis à tout transfert. En effet, Peugeot devra apporter des garanties à ses salariés et à la commune d’Hérimoncourt. Pour se faire, nous exigeons la signature d’un protocole d’accord entre la direction, les corps intermédiaires et l’Etat, engageant fermement PSA sur le maintien de 200 emplois industriels à Hérimoncourt, sur des solutions de reclassement satisfaisantes pour chacun des 200 salariés (par rapport à l’âge, la qualification, l’emploi et l’état de santé de chacun), avec bien entendu à la clé des compensations (moyens de transport, primes de transport, projets d’évolution de carrière etc.) et le maintien intégral des acquis. Les termes même du protocole devront être précisés en collaboration avec les représentants syndicaux. Il va de soi aussi que cette situation ne relevant que d’un choix unilatéral du constructeur automobile et au vu de ses excellents résultats, aucune aide publique ne saurait être de mise dans cet accord. Ce sont pour nous des conditions sine qua non et nous mettrons tout en œuvre pour qu’elles soient effectives“.