Frédéric Barbier : Peugeot se déleste de son passé ?

Frédéric Barbier, Député de la 4ème Circonscription du Doubs (photo Facebook "Frédéric Barbier")

Frédéric Barbier, Député de la 4ème Circonscription du Doubs, s’exprime sur Peugeot :

La question est posée, car dans le sillage de la vente du FCSM qui connaît ce jour de nouvelles turpitudes (notre info du 03/04/2019), nous avons de plus en plus l’impression d’être confrontés au démantèlement progressif de tous les symboles historiques de Peugeot. En effet, afin de faire place nette pour l’usine du futur PSA Sochaux 2022, le building et le cercle hôtel, icônes industrielles du Pays de Montbéliard, témoins du passé glorieux de Peugeot, vont disparaitre de notre paysage. De plus, le transfert, annoncé par le constructeur automobile, de l’activité recyclage du site d’Hérimoncourt vers le site de Vesoul pourrait sonner le glas de ce berceau historique. Non loin de là, l’absence d’investissements et de projets dans l’usine de motocycles de Mandeure, et le plan de sauvegarde qui va se solder à terme par le départ de 113 personnes, nous fait craindre le pire pour l’avenir de cet autre bastion de Peugeot et ses salariés. Aussi, si l’on se réjouit que PSA ait choisi notre territoire pour concrétiser son usine du futur, et sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augure, nous devons nous demander si au nom d’une course effrénée à la performance, Peugeot n’est pas en train de se délester de son passé, non sans conséquence pour le Pays de Montbéliard. Le front uni des élus est essentiel pour empêcher le démantèlement industriel de nos territoires.

C’est pourquoi, alors que PSA affiche sa belle réussite avec des résultats records qu’il convient de saluer, j’entends que le groupe n’oublie pas d’où il vient. Je continue donc de plaider pour que d’une part PSA s’engage concrètement dans le maintien de 200 emplois industriels à Hérimoncourt, d’autre part, qu’en tant qu’actionnaire à 49% de Peugeot motocycle, il prenne toutes ses responsabilités afin de pérenniser ce fleuron de notre industrie, ainsi que la filière du 2 et 3 roues en France. Concernant cette entreprise, j’ai d’ores et déjà demandé à Monsieur le Préfet qu’une cellule de reclassement sous son autorité soit mise en place dans les plus brefs délais et le comité de veille réactivé. J’ai également adressé une question écrite à Monsieur Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie et des finances pour attirer son attention sur le label made in France afin qu’il soit soumis à de nouvelles contraintes, permettant de mieux protéger nos industries françaises“.