12% des enfants de Bourgogne-Franche-Comté vivent dans une famille recomposée

(photo d'illustration)

En 2018, la Bourgogne-Franche-Comté compte 322 000 familles, au sein desquelles vivent 569 000 enfants de moins de 18 ans. 68% d’entre eux vivent dans une famille “traditionnelle”, composée d’un couple et de leur(s) enfant(s). D’autre part, 12% font partie d’une famille “recomposée”, c’est-à-dire dans laquelle au moins un enfant mineur n’est pas issu du couple, mais est né d’une précédente union. Enfin, 20% vivent dans une famille monoparentale.

Dans la région, la proportion d’enfants vivant dans une famille monoparentale est légèrement inférieure à la moyenne nationale (-1,2 point). En revanche, ils sont un peu plus nombreux à résider dans une famille recomposée (+0,9 point). Quel que soit leur âge, les enfants sont majoritairement dans une famille “traditionnelle”. Toutefois, cette proportion diminue à mesure qu’ils grandissent. Ainsi, alors qu’ils sont 80% à vivre dans une famille “traditionnelle” lorsqu’ils ont moins de 3 ans, ils ne sont plus que 60% à être dans cette configuration entre 15 et 17 ans. En effet, en raison des séparations, la part d’enfants vivant dans une famille monoparentale et, dans une moindre mesure, dans une famille recomposée, augmente avec l’âge.

28 % des enfants vivent avec un seul de leur parent

Au total, dans la région comme en France, 28% des enfants vivent avec un seul de leur parent, que ce soit au sein d’une famille recomposée ou monoparentale. Dans les deux cas, ce parent est très majoritairement la mère. Dans les familles recomposées, la plupart des enfants sont issus d’une précédente union. Seul un tiers sont les enfants du nouveau couple. Ils habitent alors avec leurs deux parents et au moins un demi-frère ou une demi-sœur.

Les familles “traditionnelles” sont plus souvent propriétaires

Dans les familles “traditionnelles”, les enfants habitent en majorité dans des logements dont les parents sont propriétaires. Ils sont moins touchés par la sur-occupation. Ces enfants vivent le plus souvent dans les couronnes des plus grandes villes de la région (Dijon, Besançon, Montbéliard, Nevers, Auxerre,…). Cela permet à ces familles de bénéficier de logements plus grands, plus récents, et plus abordables tout en restant proches des pôles d’emploi.

Familles recomposées : plus de familles nombreuses

Les familles recomposées s’installent également le plus souvent dans les couronnes des grandes villes. Elles sont en moyenne plus grandes : plus d’un tiers compte au moins trois enfants, contre seulement 20% des familles “traditionnelles”. En conséquence, leurs enfants sont 8% à vivre dans un logement sur-occupé : c’est deux fois plus que chez les enfants des familles “traditionnelles”. En outre, les parents des familles recomposées sont moins insérés dans l’emploi que ceux des familles “traditionnelles”. Cela peut en partie s’expliquer par les contraintes liées à un plus grand nombre d’enfants. Ainsi, seulement 62% des enfants des familles recomposées vivent avec deux parents ou beaux-parents qui travaillent, contre 71% des enfants des familles “traditionnelles”. Cette situation peut influer sur leurs conditions de logement. En effet, les enfants des familles recomposées habitent bien plus souvent dans des logements en location (41%) que ceux des familles “traditionnelles” (25%).

Les enfants des familles monoparentales vivent plus souvent dans des logements sociaux et sur-occupés

Les enfants des familles monoparentales sont les plus exposés à la précarité. Celle-ci est d’autant plus accentuée que dans 30% des cas, ils vivent avec un parent qui ne travaille pas. Cette forte proportion peut être due à un moindre niveau de diplôme mais aussi à une prise en charge des enfants qui repose sur un seul parent. En conséquence, dans la région, 12% habitent dans un logement sur-occupé, alors même que les familles monoparentales sont généralement les plus petites. Dans la moitié des cas, le logement est occupé par un parent et un seul enfant. De plus, 35% de ces enfants résident dans un logement social. Ils habitent principalement dans des espaces très urbains (les grands pôles et leurs banlieues), qui proposent de nombreux HLM.

(texte Insee, Amandine Ulrich, Hélène Ville)