Martial Bourquin : suppression d’emplois à GE Belfort, la responsabilité du gouvernement engagée

Martial Bourquin, Sénateur du Doubs (photo Facebook Martial Bourquin)

Martial Bourquin, Sénateur du Doubs, s’exprime suite à l’annonce de la suppression de 1 050 postes chez GE notamment à Belfort et Bourogne :

L’annonce tant redoutée par les salariés de General Electric de Belfort est tombée ce mardi 28 mai 2019, deux jours après les élections européennes : 1 050 suppressions de postes soit un quart des effectifs. Mes premières pensées vont en direction des salariés qui, après un long temps d’incertitudes, se retrouvent face à la brutalité de cette annonce. Je ne peux également m’empêcher de penser que cette annonce a opportunément été repoussée après les élections européennes, malgré de nombreuses alertes. J’avais, en tant que rapporteur de la mission d’information sur Alstom et la stratégie industrielle en France, entendu les représentants syndicaux de GE qui dénonçaient déjà le manque d’anticipation de l’entreprise. Des solutions existent et auraient pu être largement anticipées : depuis des mois, les représentants syndicaux travaillent avec les élus locaux sur de propositions concrètes sans pouvoir instaurer un réel échange avec le gouvernement. Ces solutions, simples et porteuses d’avenir, s’appuient sur une diversification : le marché des moteurs d’avions porté par Safran et GE Aviation ainsi que l’implantation de l’Institut national du stockage d’hydrogène ou l’appel à projet “Territoires d’innovations”. Emmanuel Macron vantait lors de sa visite en 2015 sur le site d’Alstom à Belfort en tant que ministre de l’Economie ce rachat de la branche Energie d’Alstom par General Electric. Sa responsabilité est donc engagée : des solutions de diversification existent, le gouvernement doit s’engager pour le maintien de l’emploi dans le Territoire de Belfort“.