Nicolas Pacquot : « Redonner du sens au travail et à la valeur travail »

Nicolas Pacquot, Député Renaissance de la 3ème circonscription du Doubs, communique :

« Pas un jour ne passe, sans qu’au gré de mes visites, je ne rencontre un chef d’entreprise, un restaurateur, un commerçant, un artisan, une collectivité, qui m’interpelle sur ses difficultés à recruter. Ainsi, les réalités d’hier où les CV s’empilaient sur les bureaux des députés ne sont plus celles d’aujourd’hui.

Il faut dire que la politique volontariste en faveur de l’emploi, menée depuis 2017 par le Président Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs, a porté ses fruits. 2 millions d’emplois ont été créés depuis 2017, le taux d’emploi des jeunes n’a jamais été aussi élevé depuis qu’il est mesuré, du jamais vu depuis 30 ans, 837 000 contrats d’apprentissages ont été signés en 2022 contre 267 000 en 2014, le taux de recrutement en CDI est historiquement haut et la France est redevenue N°1 d’Europe en termes d’investissements étrangers.

Ces résultats spectaculaires et ce plein emploi à portée de main résultent entre autres d’une stabilité fiscale, de la baisse des impôts sur les sociétés, de la suppression de la CVAE pour rendre nos entreprises plus compétitives, de la réindustrialisation (37 000 emplois créés en 2022), du contrat « un jeune une solution », du développement de l’apprentissage etc.

Dès lors, une réalité s’impose, le rapport de force entre recruteurs et candidats recrutés s’est inversé. Aujourd’hui, c’est à l’employeur de soigner son CV et c’est une très bonne chose pour le salarié. Toutefois, avec un taux de chômage qui avoisine encore les 7%, on ne peut tolérer que des entreprises se retrouvent en difficulté, faute de bras. Il convient donc de continuer à réformer afin de permettre à tous ceux qui le peuvent un retour à l’emploi, étape importante pour retrouver sa place dans la société. C’est en ce sens que nous avons réformé l’assurance chômage avec une diminution des durées d’indemnisation « plus stricte » (-25%), quand trop d’emplois sont non pourvus et « plus généreuse » si le chômage est à nouveau élevé.

Nous avons aussi réformé l’abandon de poste (hors cas particuliers) considéré à présent comme une démission n’ouvrant plus de droit au chômage, ce qui évitera au chef d’entreprise de se retrouver du jour au lendemain sans salarié. C’est également pour encourager ce retour à l’emploi que nous devons conditionner le RSA a une activité effective de 15 à 20h par semaine, visant à faciliter l’insertion professionnelle, avec à la clé l’espoir d’une dignité retrouvée. Mais on doit aller encore plus loin.

Nous souhaitons une accélération des réformes pour continuer à diminuer le chômage. Cela s’accompagnera par une transformation de Pôle emploi qui deviendra France travail, avec pour objectif de mettre en commun les forces de l’État et des collectivités locales, afin d’être au plus près des territoires. Tout bénéficiaire de minima sociaux devra être inscrit à France travail, y compris ceux qui n’ont plus de droits ouverts à l’assurance chômage.

Au-delà de ces enjeux que sont remettre la valeur travail au cœur de notre système, mieux vivre de son travail, renforcer les droits et devoirs, travailler plus longtemps mais travailler mieux, se pose une question essentielle : celle du sens donné au travail. C’est un enjeu central et collectif, que la crise sanitaire est venue renforcer. Aujourd’hui, un bon salaire et le sentiment du travail bien fait ne suffisent plus. Il faut que le travail ait un sens, qu’il s’accompagne d’une reconnaissance et d’un mieux-être du salarié. Une refondation totale du travail est donc inévitable. Des expérimentations sont en cours à l’image de l’instauration de la semaine de 4 jours.

Oui, il est urgent que le travail soit mieux rémunéré, qu’il y ait une meilleure répartition avec le Capital et que nous redonnions du sens au travail. C’est désormais le défi qui nous attend et j’y prendrai toute ma part« .