Martial Bourquin demande, pour les restaurateurs, la transformation des PGE en aide et la suppression des charges

(photo "Aimer Audincourt")

Martial Bourquin, Maire d’Audincourt, a écrit à Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie et des Finances :

“(…) Depuis le début de la crise sanitaire, Audincourt se mobilise pour soutenir les commerçants et les restaurateurs avec notamment des campagnes de communication et des opérations commerciales pour inciter les Audincourtois à consommer local et à commander des repas à emporter. Fermés depuis 3 mois, les restaurateurs ont continué de s’organiser malgré l’instauration du couvre-feu à 18h00 pour satisfaire au maximum leurs clients. Mais, pour un grand nombre d’entre eux, les livraisons à domicile sont difficiles, voire le plus souvent impossibles à organiser sur notre territoire. Le durcissement du couvre-feu à 18h00 a eu pour conséquence une baisse de 50 à 70% du chiffre d’affaires généré par la vente à emporter.

Au regard de l’évolution de la pandémie et l’arrivée des nouveaux variants, la situation devient de plus en plus difficile à vivre. De nombreux restaurateurs sont inquiets quant à leur avenir. Même si les aides financières sont plus conséquentes, ils n’aperçoivent pas le bout du tunnel. Ils s’interrogent quant à la poursuite de leur activité et leur capacité à rembourser leur endettement. Des gérants non-salariés n’ont pas pu se rémunérer depuis près d’un an.

Les échéances des prêts garantis par l’Etat contractés lors de la première vague vont arriver à terme à compter d’avril ou de mai. Leurs trésoreries sont dégradées. Bien que la possibilité de repousser le remboursement des PGE d’une année est envisagée, la réalité est tout autre. Les banques commencent à exercer une pression pour activer les remboursements des PGE alors que ces établissements n’ont pas l’autorisation de reprendre leurs activités normalement. Les restaurateurs, leurs fournisseurs et toute une partie de la filière agroalimentaire ont besoin d’un plan de sortie de crise et d’un calendrier de réouverture. Il y a une véritable urgence à leur donner une visibilité et de l’espoir.

Les gérants d’équipements sportifs et de loisirs connaissent les mêmes inquiétudes face aux conséquences de la fermeture de leurs structures. Ils ont également besoin de perspectives et d’un calendrier clair pour anticiper une réouverture dans le respect de normes sanitaires. Il est indispensable qu’ils aient aussi la garantie d’une continuité des aides pour accompagner les pertes si une réouverture avec des jauges dégradées se profilait. Le report des charges et le remboursement des prêts sont des menaces réelles concernant la survie de certaines entreprises. De nombreuses faillites se profilent avec son lot de drames humains. L’absence de perspectives est insupportable et crée beaucoup de désarroi C’est tout un pan de notre économie que nous devons soutenir et aider. Ces secteurs ne peuvent pas être sacrifiés.

Par la présente, nous demandons la transformation des prêts garantis par l’Etat en aide financière de l’Etat et une annulation des charges. C’est à ce prix que nous pourrons garder l’ensemble de nos entreprises et préparer une reprise d’activité dès que la situation sanitaire le permettra. (…)”.