Manifestation prévue contre le parking payant du nouvel hôpital HNFC de Trévenans

Une manifestation organisée par des syndicats est prévue samedi 11 mars 2017 à 14h30 devant le nouvel hôpital HNFC (Hôpital Nord-Franche-Comté) de Trévenans, pour protester contre le parking payant, mais pas que.

Dans son tract, la CGT rappelle les principaux problèmes que posent ce nouvel hôpital :

– parking payant :
Les premières protestations ont obligé la direction de l’hôpital à instaurer une tranche gratuite pour une simple visite de courtoisie. Mais quand c’est plus sérieux ou qu’il faut rester au chevet d’un proche gravement malade ou accidenté, elle veut nous faire passer à la caisse : 38 € la carte pour 20 heures, 54 € pour 30 heures ! Et pas question de bénéficier d’une autre période gratuite. Le prestataire Eiffage met en place un système de reconnaissance des plaques d’immatriculation !

– accès autoroute :
Bretelles d’autoroute inadaptées et dangereuses avec les bouchons qui débordent sur l’autoroute. Et on nous parle de travaux qui ne seraient terminés qu’en 2020 !

– accès par bus :
Desserte de bus insuffisante. Depuis Montbéliard, il n’y a qu’un bus toutes les heures. Et depuis Héricourt, il faut faire la demande !

– contacts téléphoniques :
Standard téléphonique déficient ou saturé. Source d’énervement au détriment des usagers et du personnel qui fait ce qu’il peut !

– accueil :
Parcours du combattant. Ticket, salle d’attente, re-ticket, re-salle d’attente : un accueil déshumanisé pour accéder à sa consultation ou prendre un nouveau rendez-vous.

– manque de moyens :
Manque de lits et de personnel. Avec le regroupement des hôpitaux de Belfort et Montbéliard, nous perdons plus de 200 lits et les effectifs baissent d’autant. Nous avons obtenu le maintien de consultations de proximité à Montbéliard (site du Mitan) mais il faut que cette promesse se concrétise et soit pérennisée.

– saturation des urgences :
Urgences saturées. Les médecins urgentistes ont alerté sur les délais d’attente et les risques d’un service d’urgence avec plus de 70 000 passages par an. Ils proposent de maintenir des services de « petites urgences de jour » à Montbéliard et Belfort.

Le syndicat conclue son tract par : “Les économies réalisées sur le dos des patients et du personnel ne sont pas perdues pour tout le monde. Elles vont dans la poche de la société Vinci (celle qui gère déjà les péages d’autoroutes !). Elle a mis 44 millions € dans la construction et va toucher 6,2 millions € de loyers annuels pendant 25 ans soit 155 millions € : 3,5 fois le prix ! Au détriment du budget qui devrait servir aux équipements, à la qualité de l’accueil et des soins, aux conditions de travail du personnel !“.