La Porsche brûlée à Nantes était immatriculée dans le Doubs

(photo Twitter @le_Parisien)

L’image a fait le tour d’internet depuis les manifestations de ce jeudi 28 avril 2016 contre la loi travail : une voiture de luxe, une Porsche grise, brûlant en plein jour devant la Préfecture de Nantes, comme pour montrer que les casseurs en marge des manifestations s’attaquent aux symboles de la richesse. Il s’avère que le véhicule en question avait une plaque minéralogique “25 Franche-Comté”.


30/04/2016 10h40 :

Le propriétaire de la Porsche est un électricien de 30 ans, il s’est confié au Figaro : “j’étais au mauvais endroit au mauvais moment”. Ce jeudi, cet habitant d’une petite ville de la Loire-Atlantique avait profité de ses vacances pour venir immatriculer une fourgonnette à la préfecture. Il était venu pour cela au volant de la voiture, une Porsche 911 type 996 Carrera 4S de 2002 un modèle dont la cote varie entre 35 et 42 000 €, qu’il s’était offert il y a trois mois. “Je suis juste un passionné de Porsche depuis que je suis gamin… c’est la troisième que j’ai depuis mes 28 ans”, raconte-t-il au Figaro. “Sur Twitter, j’ai vu que les gens disaient que c’était une voiture de patron, alors que je ne suis qu’ouvrier !”.

“Il n’y a pas de mots pour exprimer ce qu’il ressent”, témoigne son amie. “Ceux qui ont fait ça sont des gens qui ne réfléchissent pas, qui n’ont pas de cerveau… Mais le plus paradoxal, c’est quand même qu’il s’est garé près de la préfecture, là il y a le plus de policiers et là on est en droit de penser qu’on est le plus en sécurité. Et ça n’a pas été le cas, loin s’en faut”. Le propriétaire de la Porsche incendiée ne compte pas en rester là, il va écrire au Préfet et au Procureur de la République pour réclamer des comptes. “Certes, ce n’était qu’une voiture, mais c’est un acte gratuit de vandalisme et de haine… le droit de manifester, il a quand même ses limites”, conclut son amie.