Inquiétudes sur l’avenir de Peugeot Scooters Mandeure

(photo Google)

Les salariés de Peugeot Scooters Mandeure ont manifesté ce mardi 15 mars 2016 leur vive inquiétude concernant l’avenir de leur site, lors d’un débrayage. L’AFP nous livre les détails.

“L’avenir de PMTC est en danger, nous sommes très inquiets”, ont déclaré les représentants de l’intersyndicale CFDT-CGT-CFTC-CFE-CGC, face à environ 200 salariés rassemblés devant le bâtiment administratif. Les salariés, qui ont débrayé de 11h à 12h, représentaient la “quasi-totalité” des effectifs de matinée, selon Cyril Luquet, responsable CFDT de Peugeot Scooters. Le constructeur de deux-roues emploie 480 personnes à Mandeure.

Les salariés ont demandé à l’actionnaire principal, l’indien Mahindra, d'”exposer clairement la stratégie réelle à court, moyen et long terme”. Ils déplorent l’absence d’une telle vision depuis le rachat il y a plus d’un an de la majorité de l’entreprise au groupe PSA. Cette demande avait également été formulée par l’intersyndicale à la direction de Mahindra et de PSA dans un courrier du 7 mars. Les signataires y faisaient état de “projets (de nouveaux produits) suspendus, reportés ou annulés” et de volumes de production inférieurs aux prévisions, qui ont entraîné “27 jours de chômage technique en 2015 et 24 jours non travaillés depuis début 2016”.

Selon le courrier, l’entreprise n’a produit que 10 500 scooters en 2015 contre un objectif de plus de 14 000. Son plan de développement prévoit de dépasser 17 000 véhicules en 2018. Fin janvier, Peugeot Motocycles avait annoncé la relocalisation de Chine vers Mandeure de la fabrication d’un scooter 125 cm3 à partir d’avril, représentant un millier d’unités par an, et l’étude d’un autre transfert de véhicule pour des volumes comparables. Dans une réponse écrite à l’intersyndicale datée du 14 mars, la direction de Mahindra a déclaré “confirmer (sa) volonté de travailler en permanence la compétitivité de Peugeot Motocycles”.

Un “comité paritaire stratégique” se tiendra début mai à Mandeure en présence d’un représentant de Mahindra, a précisé le message signé par Rajesh Jejurikar, directeur général de la division deux-roues du groupe indien. “C’est une réponse d’attente qui ne nous suffit pas”, a réagi M. Luquet.