“Loi travail”, la section PS d’Audincourt s’exprime

La section du Parti Socialiste d’Audincourt s’exprime sur le projet “Loi travail” :

“Militants socialistes dans un grand bassin industriel, nous constatons quotidiennement que l’économie et l’humain ne peuvent pas être antinomiques. Intrinsèquement liés, l’un ne peut se concevoir sans l’autre. Par exemple, les efforts consentis par les salariés du site PSA de Sochaux lors du nouveau contrat social pour permettre à l’entreprise de se redresser.

Progressistes, si nous partageons l’idée d’une nécessaire adaptation de notre code du travail au contexte actuel, nous n’oublions pas qu’il résulte avant tout de nombreux combats historiques pour l’acquisition et la législation de droits sociaux indispensables à notre contrat social. Pour nous, l’avant-projet de loi propose des transformations inacceptables telles que l’augmentation indirecte de la durée du temps du travail, la baisse potentielle des salaires et la facilitation des licenciements tout en plafonnant les indemnités prud’homales. Quelles sont les garanties des droits du salarié ?

Nous considérons que le report de l’avant-projet de loi « visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs » qui devait être présenté le 9 mars au conseil des ministres est un signe positif qui doit permettre, au travers d’un large débat, de retravailler profondément les modifications à apporter au code du travail qui ne répond plus de façon efficace tant aux attentes des employeurs qu’à l’indispensable sécurisation des parcours professionnels des salariés. Le travail parlementaire mené récemment par Frédéric Barbier et Martial Bourquin concernant la protection des salariés dans le cadre d’externalisations va lui aussi dans le bon sens, et trouvera toute sa place dans ce projet de loi.

C’est pourquoi nous appelons le gouvernement et nos parlementaires à veiller à ce que cette nouvelle loi consacre les transformations nécessaires pour gagner la bataille de l’emploi tout en protégeant le monde des salariés de la régression sociale.”