Plus de 200 000 personnes sont suivies pour un diabète en Bourgogne-Franche-Comté. Dans une étude publiée vendredi 25 septembre 2026, l’Insee et l’Observatoire régional de la santé de Bourgogne-Franche-Comté montrent que la maladie est davantage présente dans la région qu’en France métropolitaine, sous l’effet notamment du vieillissement de la population et de facteurs liés aux modes de vie.
Une maladie plus fréquente dans la région
En 2023, 200 200 habitants de Bourgogne-Franche-Comté bénéficient d’un suivi pour un diabète, soit 6,9 % de la population régionale, contre 6,0 % en France métropolitaine. Même en tenant compte des différences d’âge et de sexe, la prévalence reste supérieure de 4,3 % à celle observée au niveau national. Le diabète concerne davantage les hommes que les femmes : 7,8 % des hommes de la région sont suivis pour cette maladie, contre 6,1 % des femmes. L’âge constitue toutefois le principal facteur : le diabète touche moins de 2 % des personnes de moins de 55 ans, mais environ 10 % des 55-64 ans et 21 % des 75-89 ans. Plus de 86 % des personnes diagnostiquées ont ainsi 55 ans ou plus. L’Insee souligne également le rôle des modes de vie. Le diabète de type 2, qui représente neuf cas sur dix, est notamment favorisé par le surpoids, l’obésité, la sédentarité et l’avancée en âge. En 2020, 16 % des habitants de 15 ans ou plus de Bourgogne-Franche-Comté étaient concernés par l’obésité. La situation est également liée aux différences sociales et aux conditions de vie.
475 millions d’euros de dépenses en 2023
Le diabète représente un enjeu important pour le système de santé. En 2023, les remboursements de soins directement imputables à la maladie ont atteint 475,3 millions d’euros en Bourgogne-Franche-Comté, soit 5,7 % de l’ensemble des remboursements de soins de la région. Les médicaments représentent 140,4 millions d’euros, devant les autres produits de santé et les soins infirmiers. Entre 2015 et 2023, le nombre de personnes suivies pour un diabète a augmenté de 20 %, passant de 167 178 à 200 204. Cette progression s’explique principalement par une hausse de la prévalence à âge donné, qui représente 85 % de l’augmentation, mais aussi par le vieillissement de la population et par un dépistage plus précoce. L’étude projette une poursuite de cette progression dans les prochaines années. Selon le scénario intermédiaire retenu par l’Insee, 247 900 personnes pourraient être suivies pour un diabète en 2040, soit 47 900 personnes supplémentaires par rapport à 2023 (+24 %). Cette hausse serait particulièrement marquée chez les 75-89 ans, avec 38 200 patients supplémentaires, tandis que le nombre de patients âgés de 90 ans ou plus augmenterait de 10 400.
Cette évolution constitue un enjeu supplémentaire pour les territoires de Bourgogne-Franche-Comté, où le vieillissement de la population devrait accroître les besoins de prévention, de dépistage et de prise en charge d’une maladie pouvant entraîner des complications cardiovasculaires, rénales, oculaires ou touchant les pieds. Entre 2019 et 2023, le diabète était associé en moyenne à 895 décès par an dans la région, avec une mortalité supérieure de 22 % à la moyenne nationale à âge comparable.
infos > www.insee.fr