Géraldine Grangier, Députée Rassemblement National de la 4ème circonscription du Doubs, communique :
« Cette semaine, la Confédération des buralistes a appelé à une mobilisation nationale inédite, la première depuis neuf ans. Cette colère est légitime et je la partage pleinement, aux côtés des buralistes de notre circonscription comme de toute la France.
Depuis 2017, le prix du tabac a augmenté de 90 %, entraînant une baisse continue de la fréquentation des bureaux de tabac, une explosion de la contrebande et une multiplication des actes de délinquance visant ces commerces. En moyenne, 500 bureaux de tabac ferment chaque année. En 2024, plus d’un tiers des cigarettes consommées en France, 37,6 % selon les chiffres officiels, provenaient de la contrebande ou du marché parallèle, une proportion en hausse de plus de 62 % en quatre ans que la Confédération elle-même estime en réalité comprise entre 40 et 45 %. Cette évasion représente un manque à gagner fiscal évalué à 9,5 milliards d’euros en 2024 selon KPMG. Face à cette situation, les buralistes demandent le gel du prix du tabac, la suppression de son indexation sur l’inflation et un renforcement significatif de la lutte contre les marchés parallèles. Ce sont des demandes de bon sens, que je soutiens sans réserve.
Marine Le Pen a adressé une lettre ouverte aux buralistes de France pour leur exprimer ce soutien et formuler quatre engagements clairs : stopper l’escalade fiscale en gelant les taxes sur le tabac, en désindexant leur prix de l’inflation et en supprimant la Cotisation Foncière des Entreprises ; frapper plus durement les trafiquants ; donner davantage de moyens aux forces de terrain, notamment aux polices municipales ; et construire l’avenir de la profession en associant pleinement les buralistes aux décisions qui les concernent, y compris sur la vape et les nouveaux produits.
Ce combat, je le mène personnellement depuis le début de mon mandat. Dès mars 2024, j’interpellais le ministre de l’Économie sur les difficultés des buralistes : leur rôle essentiel dans le maillage territorial rural, les 80 000 emplois directs et indirects qu’ils représentent, les plus de 17 milliards d’euros de taxes qu’ils collectent chaque année pour l’État, et un marché parallèle qui concernait déjà 4 cigarettes sur 10 consommées en France. Je demandais alors un moratoire sur les prix pour limiter les écarts avec nos voisins européens, des actions concrètes contre la contrefaçon, et la reconnaissance de l’expertise des buralistes sur la vente des produits nicotinés. Cette question est restée sans réponse du Gouvernement.
Notre groupe parlementaire porte ce combat avec constance à l’Assemblée nationale depuis 2022, par de nombreuses questions écrites et des propositions concrètes trop souvent minorées par la majorité macroniste et la gauche : aggravation des sanctions pour trafic de tabac, renforcement des pouvoirs de la police municipale, extension des pouvoirs du maire pour fermer administrativement un établissement troublant l’ordre public.
Les bureaux de tabac ne sont pas de simples commerces. Ils sont, dans un grand nombre de nos communes, le dernier lieu de sociabilité et de proximité, parfois le dernier point d’accès à des services postaux ou bancaires. Je resterai, avec les élus de notre circonscription, pleinement engagée à leurs côtés pour que cessent ces fermetures et que leur activité soit enfin protégée et reconnue à sa juste valeur« .