Le Comité Social d’Administration Spécial Départemental (CSASD) consacré à la carte scolaire s’est réuni mercredi 2 septembre 2026 dans le Doubs. À l’issue de cette réunion, l’UNSA Education se félicite de plusieurs ajustements opérés pour cette rentrée, tout en faisant part de « fortes inquiétudes » concernant les conditions de travail des personnels et l’accompagnement des élèves.
Selon le syndicat, deux ouvertures de classes ont été prononcées dans le département, à Saint-Vit et Chaffois. Huit postes d’appui supplémentaires ont également été positionnés pour l’année scolaire dans plusieurs écoles du Doubs. Parmi les établissements concernés figurent quatre écoles du Pays de Montbéliard : l’école maternelle Bart, l’école élémentaire Montanot à Audincourt, l’école élémentaire Berne à Seloncourt, l’école maternelle Donzelot à Valentigney et l’école maternelle de Fesches-le-Châtel. L’UNSA Education souligne également que, dans le second degré, les décisions prises en septembre n’ont apporté que « de très petits ajustements à la marge » par rapport à ceux intervenus en juin. Le syndicat indique que « quelques heures » restent encore non pourvues dans certains établissements.
Des inquiétudes sur les salaires et l’accompagnement des élèves
Tout en saluant « la qualité du dialogue social dans le Doubs », l’UNSA Education profite de cette rentrée pour pointer plusieurs difficultés persistantes. Le syndicat affirme notamment que le salaire est devenu, pour la première fois, « la première préoccupation des personnels de l’Éducation nationale », en s’appuyant sur son dernier baromètre. L’organisation syndicale conteste par ailleurs l’idée selon laquelle le salaire moyen de 3 090 € nets mensuels annoncé par la DEPP pour les enseignants correspondrait à la réalité vécue par une grande partie des personnels. Elle estime que « le salaire de base ne permet plus de vivre correctement de leur métier » et réclame « une revalorisation salariale pour tous les personnels à la hauteur de leur charge de travail ». Les AESH et les AED sont également cités par le syndicat, qui considère que leurs rémunérations actuelles « permettent tout juste de survivre ». L’UNSA Education demande notamment la création « d’un véritable corps pour les AESH ».
Autre sujet d’inquiétude : l’accompagnement des élèves en situation de handicap. L’UNSA Education du Doubs affirme avoir recensé, dès la rentrée, « une dizaine de situations » dans lesquelles les notifications de la MDPH ne seraient pas pleinement couvertes. Certains élèves devant bénéficier de la présence d’un AESH se retrouveraient ainsi « sans aucun accompagnement, ou avec un accompagnement incomplet ». Le syndicat demande donc que les recrutements d’AESH puissent être réalisés « tout au long de l’année scolaire », afin de répondre aux besoins effectivement constatés dans les établissements.
L’UNSA Education alerte également sur la situation des dispositifs ULIS et UPE2A dans le second degré. Elle indique notamment que 60 élèves seraient actuellement sur liste d’attente pour obtenir une place en ULIS collège dans le Doubs. Le syndicat rappelle par ailleurs que le département manquerait de 200 places en IME et de 100 places en ITEP, estimant que « l’administration n’a pas fourni de solution tout en étant consciente du problème ».
Pour l’UNSA Education, la baisse démographique constatée dans les écoles doit enfin être utilisée comme une opportunité pour améliorer le fonctionnement du système scolaire. Le syndicat souhaite notamment « améliorer les taux d’encadrement », revoir les seuils et « sécuriser les équipes éducatives sur l’ensemble du territoire ».
Dans le Pays de Montbéliard, les ajustements annoncés concernent ainsi plusieurs écoles d’Audincourt, Bart, Seloncourt, Valentigney et Fesches-le-Châtel, alors que l’organisation syndicale appelle plus largement à profiter de l’évolution démographique pour renforcer les conditions d’accueil et d’apprentissage des élèves.