Montbéliard : les travaux de traversée de l’Allan entrent dans une phase décisive pour le réseau de chaleur

Photo d'illustration (photo depositphotos.com)

Une étape importante du chantier d’extension du réseau de chaleur urbain est en cours à Montbéliard. Depuis le 15 juillet et jusqu’au 15 août 2026, les équipes réalisent la traversée de l’Allan, une opération technique indispensable pour relier les deux rives tout en préservant le milieu naturel.

Une technique choisie pour préserver la rivière

Après avoir étudié plusieurs solutions, la Ville a retenu la technique dite de la « souille ». Elle consiste à installer les canalisations dans une tranchée temporaire creusée au fond de la rivière, avant une remise en état complète du site. Cette méthode a été privilégiée après l’abandon du forage profond, jugé techniquement irréalisable, et de la fixation des conduites sur la passerelle du Près-la-Rose, incompatible avec les capacités de l’ouvrage.

Un chantier sous haute surveillance environnementale

Afin de limiter les impacts sur l’environnement, les travaux sont réalisés durant la période de basses eaux et suivent un protocole validé dans le cadre de la Loi sur l’eau. Avant le début du chantier, une pêche de sauvegarde a permis de capturer près de 6 000 poissons, qui ont ensuite été relâchés en amont et en aval de la zone de travaux.

Le chantier se déroule entièrement à sec grâce à un barrage provisoire et à une dérivation temporaire du cours de l’Allan. Un rideau filtrant retient les matières en suspension et des sondes contrôlent en permanence la qualité de l’eau. En cas de dépassement des seuils autorisés, les travaux seraient immédiatement interrompus. Les engins utilisent des huiles biodégradables, les eaux pompées sont traitées avant leur rejet et les opérations de soudure sont réalisées à distance de la rivière afin d’éviter tout risque de pollution.

Un réseau de chaleur qui poursuit son développement

À l’issue du chantier, prévu à la mi-août, le lit de la rivière et les berges seront entièrement reconstitués avec leurs matériaux d’origine. L’objectif affiché est de ne laisser aucune trace durable de l’intervention sur la biodiversité de l’Allan.

Cette traversée s’inscrit dans la deuxième phase d’extension du réseau de chaleur urbain. Pour accompagner son développement, une seconde chaudière biomasse de 6 MW a été installée à la chaufferie de la Petite-Hollande. Elle permettra d’alimenter 30 nouvelles sous-stations desservant notamment les quartiers des Blancheries, du Mont-Christ et des Batteries du Parc, soit une capacité supplémentaire équivalente à environ 830 logements. Deux cuves de stockage thermique de 100 m³ ont également été mises en service afin d’optimiser le fonctionnement du réseau et de limiter le recours aux chaudières d’appoint.

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