Les promeneurs l’ont sans doute remarqué ces derniers jours : le niveau de l’Allan est exceptionnellement bas à Montbéliard. Cette situation n’est pas liée à la sécheresse, mais à une opération technique rendue nécessaire dans le cadre des travaux d’extension du réseau de chauffage urbain. Les travaux consistent à faire passer de nouvelles canalisations sous le lit de l’Allan afin de poursuivre le développement du réseau de chaleur de la ville. Pour permettre cette intervention en toute sécurité, le niveau de la rivière a été temporairement abaissé. Cette opération devrait durer entre trois et quatre semaines.
Une technique déjà utilisée sur le canal
Cette méthode n’est pas une première. L’an dernier, une opération similaire avait été menée sur le canal du Rhône au Rhin afin de permettre le passage des canalisations du futur réseau de chauffage urbain. En réduisant le niveau de l’eau, les entreprises disposent de meilleures conditions pour intervenir au niveau du franchissement de la rivière, tout en limitant les risques liés au courant et aux infiltrations.
Un vaste chantier pour le chauffage urbain
Ces travaux s’inscrivent dans le vaste programme de modernisation et d’extension du réseau de chauffage urbain de Montbéliard, confié à Dalkia. Ce projet comprend notamment la nouvelle chaufferie biomasse de la Petite-Hollande ainsi que l’extension des canalisations vers de nouveaux quartiers et bâtiments. L’objectif est d’augmenter fortement la part des énergies renouvelables dans la production de chaleur, de réduire les émissions de CO₂ et de proposer un chauffage plus compétitif aux abonnés. Les investissements prévus atteignent 24 millions d’euros et doivent permettre de porter la part des énergies renouvelables à 97 % d’ici 2029.
Depuis plusieurs mois, ces travaux se succèdent dans différents secteurs de Montbéliard, avec des fermetures ponctuelles de voirie et des interventions parfois complexes, notamment sous les voies ferrées ou désormais sous l’Allan.
Si l’aspect inhabituel de la rivière peut surprendre, cette baisse de niveau est donc volontaire et temporaire. À l’issue des travaux, l’Allan retrouvera progressivement son niveau habituel.

