La CFDT Santé Sociaux du Territoire de Belfort estime que la saturation récurrente des urgences et des services de médecine de l’Hôpital Nord Franche-Comté est en partie liée aux difficultés de prise en charge des personnes âgées. Dans un communiqué diffusé ce mercredi 1er juillet 2026, le syndicat appelle à un plan d’urgence national pour faire face au vieillissement de la population et à ses conséquences sur le système hospitalier.
Le syndicat affirme que les épisodes de fortes chaleurs aggravent une situation déjà fragile. Il rappelle que les personnes âgées sont particulièrement exposées aux effets des canicules, avec une hausse des déshydratations, coups de chaleur, insuffisances rénales, décompensations cardiaques ou respiratoires, entraînant davantage de passages aux urgences et d’hospitalisations. Selon la CFDT, le manque de places en EHPAD, les difficultés de recrutement dans les services d’aide à domicile et l’absence de solutions après une hospitalisation conduisent également certaines personnes âgées à rester plusieurs jours, voire plusieurs semaines, à l’hôpital faute de prise en charge adaptée.
Un défi démographique selon la CFDT
Le syndicat s’appuie également sur les projections démographiques de l’INSEE, qui prévoient un quasi-doublement du nombre de personnes âgées de plus de 80 ans dans le Nord Franche-Comté d’ici 2050. Il estime que cette évolution, conjuguée à des épisodes de canicule plus fréquents et plus intenses, accentuera les besoins en matière de soins et d’accompagnement. La CFDT considère par ailleurs que les financements actuels de la branche Autonomie demeurent insuffisants pour répondre à ces enjeux.
Des demandes pour renforcer les moyens
Face à ce constat, la CFDT Santé Sociaux du Territoire de Belfort demande notamment un plan d’urgence national pour le grand âge, un recrutement massif de professionnels, des ratios minimaux de personnels dans les hôpitaux, les EHPAD et les services d’aide à domicile, ainsi qu’un plan national d’adaptation des établissements aux vagues de chaleur. Le syndicat estime que, sans réponse durable, les tensions sur les urgences hospitalières et les conditions de travail des professionnels risquent de s’accentuer dans les années à venir.

