Automobile : près de 29 000 emplois en Bourgogne-Franche-Comté, le Nord Franche-Comté reste le cœur de la filière

Photo d'illustration (photo Adobe Stock / ArLawKa)

La Bourgogne-Franche-Comté confirme son statut de première région automobile de France en matière de spécialisation. Selon une étude publiée par l’Insee ce jeudi 25 juin 2026, 28 700 emplois sont directement dédiés à la filière automobile dans la région, soit 2,9 % de l’ensemble des emplois régionaux, une proportion largement supérieure à la moyenne nationale (1,2 %). Le poids de cette industrie est particulièrement marqué dans le Nord Franche-Comté. Le Doubs concentre à lui seul 48 % des salariés de la filière, 37 % des établissements et génère 55 % de la valeur ajoutée régionale du secteur.

Sochaux au cœur de l’industrie automobile

Cette implantation historique s’explique notamment par la présence du site Stellantis de Sochaux, qui demeure la plus importante usine automobile de la région. Les grands constructeurs représentent à eux seuls près d’un tiers des emplois automobiles régionaux et plus de 40 % de la valeur ajoutée générée par la filière. Autour d’eux gravite un vaste réseau d’équipementiers, parmi lesquels Forvia ou Michelin. Au total, la filière regroupe 429 établissements répartis dans toute la Bourgogne-Franche-Comté. Si les constructeurs restent les locomotives du secteur, la métallurgie occupe une place particulièrement importante dans la région, bien davantage que dans le reste du pays.

Une économie très dépendante de l’automobile

L’étude souligne que la filière automobile génère 2,5 milliards d’euros de valeur ajoutée, soit 3 % de la richesse produite dans la région. Ce poids économique est supérieur à celui de la filière viticole régionale, pourtant emblématique de la Bourgogne-Franche-Comté. Cette forte dépendance pousse toutefois les entreprises à préparer l’avenir. Six établissements sur dix déclarent chercher à diversifier leurs activités, contre un sur deux seulement à l’échelle nationale. Les débouchés visés concernent principalement les secteurs de l’énergie et de l’aéronautique.

Le virage vers les nouvelles motorisations

L’évolution du marché automobile conduit également les industriels à adapter leurs productions. Un quart des établissements régionaux a déjà fait évoluer son activité pour répondre aux besoins des véhicules électriques, hybrides ou à hydrogène. En 2023, un établissement sur dix contribuait déjà directement à la conception ou à la fabrication de ces nouvelles motorisations.

Pour l’Insee, cette capacité d’adaptation constitue un enjeu majeur pour une région où l’automobile demeure un pilier économique, mais dont les entreprises cherchent progressivement à réduire leur dépendance à un secteur en pleine mutation.

NOUS SOUTENIR

ABONNEZ-VOUS