Après deux années de ralentissement, le marché de l’emploi des cadres pourrait retrouver des couleurs en 2026. Selon la dernière étude de l’Apec publiée ce jeudi 25 juin 2026, 305 800 recrutements de cadres sont attendus cette année en France, soit une hausse de 4 % par rapport à 2025. Une embellie qui reste toutefois prudente, notamment en Bourgogne-Franche-Comté, où les niveaux d’embauche demeurent inférieurs à ceux de 2023.
Une reprise encore fragile
L’Apec estime que les entreprises devraient recruter 305 800 cadres en 2026, contre 294 500 en 2025. Ce rebond mettrait fin à deux années de baisse consécutives, après le record historique de 330 700 recrutements atteint en 2023. Malgré cette progression, le marché ne retrouverait donc pas encore son niveau d’avant ralentissement. Les secteurs les plus dynamiques seraient les services à forte valeur ajoutée, notamment l’informatique, l’ingénierie, la recherche-développement et le conseil, qui renoueraient avec une croissance des embauches.
La Bourgogne-Franche-Comté parmi les régions qui restent en retrait
Pour la Bourgogne-Franche-Comté, les perspectives demeurent plus mesurées. L’Apec prévoit environ 5 810 recrutements de cadres en 2026 dans la région, un niveau encore inférieur de 7 % à celui observé en 2023. La Bourgogne-Franche-Comté fait ainsi partie des régions qui n’ont pas encore retrouvé leur dynamisme d’avant le retournement du marché de l’emploi cadre.
Dans un bassin industriel comme le Pays de Montbéliard, cette tendance concerne directement les entreprises de l’automobile, de la métallurgie, de la mécanique ou encore de l’ingénierie. Les besoins en compétences restent importants, mais les recrutements demeurent plus prudents dans un contexte économique encore incertain.
Des entreprises toujours prudentes
L’étude souligne que les intentions d’embauche restent freinées par plusieurs facteurs : les incertitudes géopolitiques, les contraintes pesant sur les finances publiques, les conséquences de la crise énergétique et une consommation des ménages jugée fragile. Les jeunes cadres restent également pénalisés. Les recrutements de candidats ayant moins de six ans d’expérience progresseraient très légèrement en 2026, mais resteraient loin des niveaux observés en 2023.
L’industrie devrait mieux résister
Bonne nouvelle pour les territoires industriels comme le Nord Franche-Comté : l’industrie ferait partie des secteurs les plus résilients avec une progression attendue de 3 % des recrutements de cadres en 2026. Les services à forte valeur ajoutée enregistreraient quant à eux une hausse de 6 %, tandis que la construction progresserait également légèrement. Seul le commerce afficherait un recul de 2 %.
Si la reprise se confirme, elle devrait donc bénéficier progressivement aux entreprises du Pays de Montbéliard, où les profils qualifiés dans l’ingénierie, la production industrielle, les technologies et les fonctions supports demeurent particulièrement recherchés, même si les employeurs restent plus sélectifs qu’il y a deux ou trois ans.

