Martial Bourquin, Maire d’Audincourt, communique :
« Rendre les CCAS facultatifs n’est pas une simplification. C’est une erreur. Le Sénat a adopté un amendement qui permettrait aux communes de supprimer leur Centre Communal d’Action Sociale (CCAS). Présentée comme une mesure de simplification administrative, cette disposition risque en réalité d’affaiblir un service public de proximité essentiel pour des milliers d’habitants.
Dans une tribune nationale, en tant que Maire d’Audincourt et Vice-Président de l’UNCCAS, je fais partie des signataires qui s’opposent fermement à cette mesure. Le CCAS, ce n’est pas une simple structure administrative. C’est souvent la première porte à laquelle frappent les familles en difficulté, les personnes âgées isolées, les travailleurs précaires ou encore les personnes sans domicile stable. Qui accompagnera ces habitants demain ? Qui assurera le suivi des aides sociales ? Qui prendra en charge les dispositifs d’urgence et les partenariats avec les associations ?
Supprimer ou affaiblir les CCAS ne fera pas disparaître les besoins sociaux. Cela reviendra simplement à compliquer l’accès aux droits pour les plus fragiles et à transférer des responsabilités aux communes sans leur donner les moyens d’agir. À l’heure où près de 10 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté, nous avons besoin de renforcer la solidarité de proximité, pas de l’affaiblir« .

