Selon le syndicat SE-Unsa de l’Académie de Besançon, les Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap (AESH) doivent bénéficier d’un véritable statut de fonctionnaire afin de répondre aux difficultés rencontrées sur le terrain. Dans un communiqué publié ce mois de juin 2026, le syndicat rappelle que le nombre d’élèves en situation de handicap accompagnés dans les établissements scolaires ne cesse d’augmenter depuis la loi du 11 février 2005. Dans l’académie de Besançon, 1 677 AESH exercent actuellement leurs missions, dont plus de 90 % de femmes. Selon le SE-Unsa, ces personnels représentent désormais 8,2 % des ressources humaines de l’académie.
« L’École a besoin d’un vrai statut pour les AESH« , SE-Unsa
Le syndicat estime que les AESH occupent une place essentielle dans le fonctionnement de l’École inclusive mais dénonce des conditions de travail qu’il juge insuffisantes. Il évoque notamment des « contrats de travail incomplets« , des « services partagés« , un « manque de formation » ou encore un « empilement de CDD« . Le SE-Unsa affirme ainsi : « Nous ne pouvons accepter plus longtemps que les AESH, pilier fondamental de l’École pour tous, ne soient pas considérés et respectés pour le travail essentiel qu’ils fournissent« .
Des négociations engagées au ministère
Le Ministère de l’Éducation nationale a récemment présenté les premières pistes d’un futur statut de fonctionnaire pour les AESH, avec des postes à temps complet et des missions exclusivement liées à l’École inclusive. Le SE-Unsa indique accueillir « avec satisfaction le démarrage des négociations » sur ce sujet. Toutefois, le syndicat se montre réservé concernant l’hypothèse évoquée par le ministre d’une intégration limitée à 20 % des AESH. Selon lui, cette perspective « semble bien éloignée des attentes des AESH dans notre académie comme nationalement« .
Une série de revendications
Le SE-Unsa demande que le futur statut concerne l’ensemble des accompagnants qui souhaitent devenir fonctionnaires. Parmi ses revendications figurent notamment « une revalorisation salariale conséquente« , « un véritable temps complet choisi et accessible« , « une amélioration des conditions de travail« , ainsi qu’une meilleure reconnaissance professionnelle et de réelles perspectives de carrière. Le syndicat annonce qu’un groupe de travail ministériel est prévu le 17 juin 2026 et qu’une réunion locale se tiendra le 3 juillet prochain. Il indique qu’il continuera à porter les revendications des AESH lors des prochaines discussions. Par ailleurs, le SE-Unsa appelle les AESH de l’académie à participer à une action intersyndicale consistant à adresser une carte postale au ministre de l’Éducation nationale afin de témoigner de leurs conditions de travail.

