Géraldine Grangier, Députée Rassemblement National de la 4ème circonscription du Doubs, communique :
« Vendredi 29 mai 2026, dans le cadre de l’examen du projet de loi d’urgence relatif à la protection et à la souveraineté agricoles, l’Assemblée nationale a adopté un amendement que j’ai défendu visant à renforcer l’ancrage local de la restauration collective publique. Cet amendement prévoit que les collectivités territoriales privilégient les viandes issues des filières françaises et favorisent, lorsque cela est possible, le recours aux circuits courts.
Jusqu’à présent, cette exigence ne concernait que les structures relevant directement de l’État, alors même que la restauration collective des collectivités représente chaque jour des millions de repas servis sur l’ensemble du territoire. Pour moi, cette extension s’imposait comme une mesure de cohérence et d’équité. Il était nécessaire que cette exigence s’applique à l’ensemble de la restauration collective publique, afin de soutenir nos producteurs et garantir une alimentation de qualité dans les cantines. Cette avancée s’inscrit dans une volonté claire : renforcer la souveraineté alimentaire, soutenir durablement les éleveurs français et encourager les circuits courts lorsque l’offre locale le permet.
Par ailleurs, un second amendement que j’ai porté, adopté en commission des affaires économiques, vient encadrer la mise en œuvre des ordonnances prévues par le texte. Celles-ci concernent des enjeux structurants pour l’avenir du modèle agricole français : financement des exploitations, organisation des filières, gestion des données sanitaires ou encore gouvernance des acteurs. Initialement, aucune phase de concertation formalisée avec les professionnels du secteur n’était prévue. L’amendement adopté impose désormais une obligation claire : associer les organisations professionnelles et interprofessionnelles représentatives en amont de toute décision.
On ne peut pas construire l’avenir de notre agriculture sans celles et ceux qui la font vivre au quotidien. Ces dispositions traduisent une volonté constante : construire une politique agricole efficace, ancrée dans les territoires et élaborée en dialogue étroit avec les acteurs de terrain« .

