Moustique-tigre : plus de 200 communes touchées en Bourgogne-Franche-Comté, la vigilance renforcée

Un moustique tigre "Aedes albopictus" (photo Portail de signalement du moustique tigre)

Le moustique-tigre poursuit sa progression en Bourgogne-Franche-Comté. Désormais implanté dans les huit départements de la région, cet insecte considéré comme un vecteur potentiel de maladies comme la dengue, le chikungunya ou le virus zika fait l’objet d’une surveillance renforcée par les autorités sanitaires.

Une présence désormais installée dans toute la région

Selon l’Agence Régionale de Santé Bourgogne-Franche-Comté, le moustique-tigre, appelé scientifiquement Aedes albopictus, est présent en Saône-et-Loire depuis 2014, en Côte-d’Or et dans la Nièvre depuis 2018, dans le Doubs et le Jura depuis 2020, puis dans le Territoire de Belfort et l’Yonne depuis 2023, avant d’être détecté en Haute-Saône en 2024. L’ARS explique que cet insecte, originaire des zones tropicales, s’est fortement développé en France métropolitaine depuis le début des années 2000. Au 1er janvier 2026, il était recensé dans 83 départements français sur 96.

Une progression rapide en Bourgogne-Franche-Comté

Le nombre de communes colonisées continue d’augmenter rapidement dans la région. En 2025, plus de 200 communes étaient concernées, contre seulement 27 en 2021. Pour suivre cette progression, l’ARS s’appuie sur un réseau de pièges pondoirs installés principalement dans les zones urbaines les plus peuplées. Des enquêtes de terrain peuvent également être réalisées afin de confirmer l’implantation du moustique dans de nouvelles communes.

Une surveillance renforcée face aux risques sanitaires

Le moustique-tigre est particulièrement surveillé entre le 1er mai et le 30 novembre, période de son activité en métropole. L’objectif est de limiter sa propagation mais aussi d’éviter la transmission locale de maladies comme le chikungunya, la dengue ou le zika. L’année 2025 a d’ailleurs marqué un tournant avec un nombre record de cas de chikungunya recensés en France métropolitaine : 81 foyers de transmission locale et plus de 800 cas autochtones ont été identifiés. La Bourgogne-Franche-Comté a été directement concernée puisque des cas autochtones de chikungunya ont été signalés pour la première fois dans la région, notamment à Dijon.

Les bons gestes pour limiter sa prolifération

L’ARS rappelle que la lutte contre le moustique-tigre passe avant tout par des gestes simples du quotidien. L’insecte se développe dans les petites quantités d’eau stagnante, où les larves prolifèrent. Les autorités recommandent notamment de vider régulièrement les coupelles de pots de fleurs, de couvrir les récupérateurs d’eau, de ranger les objets pouvant retenir l’eau de pluie, d’entretenir les gouttières ou encore d’éliminer les pneus et déchets susceptibles de devenir des zones de ponte.

Comment reconnaître le moustique-tigre ?

Le moustique-tigre est facilement identifiable : il mesure moins d’un centimètre, possède un corps noir avec des taches blanches sur les pattes et une ligne blanche caractéristique sur le thorax. Les habitants peuvent également signaler sa présence sur la plateforme nationale dédiée.

infos > https://signalement-moustique.anses.fr/signalement_albopictus/

NOUS SOUTENIR

ABONNEZ-VOUS