Intelligence artificielle : un cadre sur deux utilise désormais l’IA au travail selon l’Apec

Photo d'illustration (photo Adobe Stock / ArLawKa)

L’intelligence artificielle générative s’installe durablement dans les pratiques professionnelles des cadres. Selon une étude publiée par Apec en mai 2026, la moitié des cadres utilisent désormais des outils d’IA au travail au moins une fois par semaine, contre 35 % un an plus tôt. Cette enquête a été réalisée auprès de 2 000 cadres et 1 000 entreprises employant au moins un cadre.

Des usages de plus en plus fréquents

L’étude montre une progression des usages dans toutes les catégories de cadres, avec une adoption particulièrement forte chez les moins de 35 ans, dont 62 % utilisent l’IA chaque semaine dans leur activité professionnelle. Les managers restent également parmi les utilisateurs les plus réguliers : 55 % d’entre eux utilisent l’IA au moins une fois par semaine. Les principaux usages concernent la recherche d’idées, la rédaction de documents, l’analyse de données ou encore l’aide à la décision. Chez les managers, l’IA sert aussi à préparer des entretiens annuels, rédiger des messages aux équipes ou obtenir des conseils sur des problématiques managériales.

Des bénéfices largement perçus

Parmi les utilisateurs réguliers, 92 % estiment que l’IA leur permet de gagner en productivité et en efficacité, tandis que 84 % considèrent qu’elle améliore la qualité de leur travail. L’IA est également perçue comme un levier de créativité : 81 % des cadres utilisateurs réguliers affirment qu’elle les aide à trouver de nouvelles idées.

Les entreprises accélèrent aussi

Du côté des entreprises, l’acceptation de l’IA progresse fortement. En 2026, 45 % des entreprises déclarent accepter et encourager l’usage de ces outils, contre 31 % en 2024. Les grandes entreprises apparaissent les plus avancées : 70 % d’entre elles encouragent désormais l’utilisation de l’IA par leurs collaborateurs. Les initiatives de formation et d’encadrement se développent également. Plus d’un tiers des grandes entreprises proposent désormais des formations à l’IA à leurs salariés. Certaines mettent aussi en place des chartes d’utilisation ou fournissent directement des accès à des outils comme ChatGPT ou Microsoft Copilot.

Une transformation des métiers jugée inévitable

La moitié des cadres interrogés pensent désormais que l’intelligence artificielle aura un fort impact sur l’ensemble des métiers cadres dans les prochaines années. Ils sont également 39 % à anticiper un impact fort sur leur propre métier. Pour autant, les perceptions restent nuancées : 38 % considèrent l’IA comme une opportunité pour leur métier, 23 % comme une menace, tandis que 39 % estiment qu’elle représente à la fois une opportunité et un risque. Les compétences liées à l’IA deviennent par ailleurs un enjeu important : 66 % des cadres jugent que leur maîtrise sera essentielle pour exercer leur métier à l’avenir.

L’IA gagne aussi les recrutements

L’étude souligne enfin une montée en puissance de l’IA dans les processus de recrutement. Les entreprises l’utilisent déjà pour rédiger des offres d’emploi, identifier des candidatures ou encore automatiser certaines tâches administratives. Du côté des candidats, 31 % des cadres ayant récemment recherché un emploi ont utilisé des outils d’IA générative, contre 15 % fin 2024. Les usages concernent principalement la rédaction de lettres de motivation, l’amélioration des CV ou la préparation des entretiens. Malgré cette progression, une majorité de cadres considèrent que l’IA ne pourra pas remplacer totalement l’accompagnement humain dans la recherche d’emploi, notamment pour les conseils personnalisés ou les simulations d’entretien.

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