L’affaire Florent Montaclair connaît un nouveau développement. L’ancien enseignant de l’Université Marie et Louis Pasteur de Besançon est désormais définitivement exclu de l’enseignement supérieur public à la suite d’une sanction disciplinaire devenue définitive le 7 avril 2026. L’information, révélée ces derniers jours par plusieurs médias régionaux et confirmée par l’université à l’AFP, intervient dans le cadre de l’enquête ouverte autour de la « Médaille d’or de philologie », une distinction présentée pendant des années comme l’équivalent d’un « prix Nobel » dans cette discipline, mais soupçonnée d’avoir été entièrement fabriquée.
Originaire de Montbéliard et enseignant depuis plus de vingt ans, Florent Montaclair était devenu en 2016 le lauréat très médiatisé de cette distinction lors d’une cérémonie organisée à l’Assemblée nationale, en présence de nombreuses personnalités du monde politique et scientifique. Mais depuis plusieurs mois, la justice s’intéresse à ce dossier atypique. Le parquet de Montbéliard a ouvert une enquête préliminaire pour faux, usage de faux, usurpation de titre et escroquerie (notre info « Affaire Florent Montaclair : « Une véritable supercherie à une échelle internationale », selon le Procureur de Montbéliard« ). Les investigations portent notamment sur l’existence même de la supposée « International Society of Philology » et d’une université américaine évoquée dans plusieurs documents liés à cette récompense.
Selon les éléments publiés par différents médias nationaux et régionaux, les structures universitaires et scientifiques mentionnées dans ce dossier pourraient ne jamais avoir existé réellement. Les enquêteurs s’intéressent également à un doctorat américain présenté par l’enseignant, obtenu auprès d’un établissement dont la réalité est contestée.
L’Université Marie et Louis Pasteur de Besançon a confirmé que Florent Montaclair « n’exerce plus aucune fonction au sein de l’université ». La sanction disciplinaire lui interdit désormais « d’exercer ses fonctions d’enseignement ou de recherche dans un établissement public d’enseignement supérieur ». Le rectorat de Besançon a par ailleurs indiqué qu’une analyse de son dossier était également en cours du côté de l’Éducation nationale. A ce stade, aucune nouvelle affectation dans un établissement scolaire n’a été décidée.
Cette affaire, largement relayée depuis février 2026, a provoqué une vive émotion dans les milieux universitaires et politiques, tant par l’ampleur supposée de la supercherie que par le nombre d’institutions et de personnalités qui avaient accordé du crédit à cette distinction académique.

