Un incident de sécurité a été détecté le 15 mars 2026 par France Titres, anciennement Agence nationale des titres sécurisés (ANTS). Selon les informations communiquées par le Gouvernement, cet incident pourrait concerner jusqu’à 11,7 millions de comptes d’usagers, particuliers et professionnels. Le portail ants.gouv.fr permet notamment d’effectuer en ligne des démarches administratives liées à l’immatriculation des véhicules, au permis de conduire ou encore aux titres d’identité comme la carte nationale d’identité et le passeport.
Quelles données sont potentiellement concernées ?
Les investigations techniques sont toujours en cours afin de déterminer précisément l’origine et l’ampleur de cet incident. À ce stade, les données susceptibles d’avoir été exposées concernent des informations de base liées aux comptes utilisateurs. Il s’agit notamment de l’identifiant de connexion, de la civilité, du nom, des prénoms, de l’adresse électronique, de la date de naissance et d’un identifiant unique. Pour certains comptes, des informations complémentaires comme l’adresse postale, le lieu de naissance ou le numéro de téléphone pourraient également être concernées. En revanche, les autorités précisent que cet incident ne permet pas un accès direct aux comptes et ne concerne pas les données plus sensibles transmises lors des démarches administratives, telles que les pièces jointes ou les données biométriques.
Aucune démarche obligatoire mais des précautions recommandées
Les usagers ne sont pas tenus d’effectuer de démarche particulière dans l’immédiat. Il est toutefois recommandé de modifier son mot de passe lors de la prochaine connexion au portail et de rester vigilant face à d’éventuels messages suspects, qu’il s’agisse de courriels, de SMS ou d’appels téléphoniques se présentant comme provenant de France Titres.
Une enquête en cours
Du côté de France Titres, des investigations internes ont été lancées dès la détection de l’incident. Un courriel d’information a été adressé aux usagers professionnels concernés et est en cours d’envoi aux particuliers. L’incident a été signalé à la Commission nationale de l’informatique et des libertés. Un signalement a également été transmis à la justice, avec l’ouverture d’une enquête confiée à l’Office anti-cybercriminalité. Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur a saisi l’Inspection générale de l’administration afin d’établir les responsabilités dans cet incident. Les autorités invitent les usagers à suivre les recommandations de sécurité en attendant les conclusions définitives de l’enquête.

