Matthieu Guinebert : réaction aux propos de Jean André sur l’Église Saint-Paul de Bethoncourt

Matthieu Guinebert (photo équipe Matthieu Guinebert)

Matthieu Guinebert, Maire de Bethoncourt, réagit à « Jean André : « Silence, arrêté, abandon ? L’inquiétant sort de l’Eglise Saint-Paul de Bethoncourt » » :

« Ce lundi 13 avril 2026, M. André a fait part de son indignation quant à l’arrêté de fermeture temporaire de l’église Saint-Paul signé il y a quelques jours par M. Guinebert, Maire de Bethoncourt. Comme l’équipe nouvellement élue l’avait souligné lors du conseil municipal d’installation, il ne sera, durant ce mandat, pas question d’abstraction ni de posture, mais bien de faits. Ainsi, la municipalité souhaite, par ces lignes, porter à la connaissance du public quelques éléments qui s’accordent mal avec le courrier rédigé par le chef de l’opposition.

La décision de fermeture temporaire n’est pas le résultat d’une idéologie, mais la suite logique donnée à un rapport commandé par le gestionnaire des biens du diocèse à l’APAVE, qui concluait notamment : « L’examen visuel de la verrière révèle un état de vétusté structurelle avancée et généralisée, rendant l’ouvrage inapte à assurer ses fonctions de clos, de couvert et de sécurité. La pathologie majeure réside dans la perte d’adhérence mécanique du châssis bois sur son support. Avec plus de 80 % de ses points d’ancrage bas inopérants, la structure ne repose plus sur la toiture mais se retrouve «suspendue» aux poteaux IPN. Cette désolidarisation critique expose l’ensemble à des phénomènes de flexion sous l’effet du vent, pouvant mener à un arrachement partiel ou total de la paroi. L’analyse identifie des anomalies graves présentant un danger immédiat : risque de chute de vitrages minéraux, fragilisés par les contraintes de compression d’une ossature déformée ; instabilité de l’ossature bois, dont la résistance résiduelle est compromise par les infiltrations actives, les jonctions dégradées et les habillages PVC favorisant la pourriture du bois En conclusion, la sécurité de l’ouvrage, ainsi que celle des personnes, n’est plus garantie, au vu de la défaillance des liaisons mécaniques et de la rupture de la chaîne d’étanchéité ».

Ce rapport avait été porté à la connaissance, avant le changement de majorité, du précédent maire qui n’était autre que M. André, aujourd’hui chef de l’opposition et aucune disposition n’avait été prise pour préserver l’intégrité des fidèles, alors même que celui-ci était informé, bien avant la publication de ce rapport, de l’état de dégradation avancé du bâtiment. L’arrêté de fermeture temporaire a donc été pris en urgence afin de pallier la carence dans l’action de la précédente majorité.

Concernant la concertation, l’arrêté de fermeture temporaire a été pris en concertation avec le gestionnaire des bâtiments du diocèse, lui même favorable à cette fermeture temporaire dans l’attente des travaux nécessaires à la sécurisation du bâtiment. Par ailleurs, après analyse du site et afin de préserver le culte sur la commune, l’accès à la chapelle attenante à l’église a été autorisé pour permettre la poursuite des offices sur le territoire communal. Cette information a été transmise aux fidèles, qui ont d’ailleurs pu se réunir dans ladite chapelle après la prise de l’arrêté.

Concernant la temporalité et, en l’occurrence, les fêtes de Pâques, celles-ci ne constituent pas, de notre point de vue, un prétexte pour différer la prise de décision. Bien au contraire, cette période de forte affluence imposait de prendre des mesures urgentes afin de garantir l’intégrité physique des fidèles.

L’église Saint-Paul, n’étant pas classée et ayant été bâtie dans les années 1960, c’est-à-dire après la loi de 1905, la commune ne peut légalement pas intervenir sur l’édifice. Cette loi s’applique à notre majorité comme à la précédente. Il est donc particulièrement surprenant de faire face à un élu qui, par sa prise de parole, semble avoir omis l’une des lois fondamentales de notre République.

Voici donc, en quelques points, ce que nous avons jugé utile de répondre aux accusations formulées par un élu d’opposition qui était informé du sujet, qui était en responsabilité lorsqu’un rapport lui signalait un risque pour nos concitoyens fréquentant la salle principale de cette église, et qui, alors qu’il en avait le pouvoir, n’a rien fait.

Ainsi, pour conclure, l’ensemble des fidèles a été informé par la paroisse de la situation. La municipalité a pris les mesures nécessaires afin que la chapelle puisse continuer à être fréquentée et utilisée, avec certaines mesures de sécurisation. Par ailleurs, des discussions se poursuivent avec les autorités cultuelles afin d’avancer sur le dossier, notamment pour engager une procédure de classement du bâtiment.

Nous tenons enfin à remercier les agents communaux pour leur réactivité dans la sécurisation des abords du bâtiment. Nous les remercions également pour les dispositions prises afin que les fidèles puissent continuer de fréquenter la chapelle en toute sécurité, ainsi que pour leur action en faveur de la sécurité de l’ensemble des passants. La mise en sécurité de nos administrés et de nos visiteurs n’est pas une option, M. André, c’est un devoir. Et nous assumons ce devoir avec la plus grande des responsabilités« .

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