La disparition de Geneviève Joblowski, signalée mardi soir à Vieux-Charmont (notre info « Alerte disparition : Geneviève, 86 ans, de Vieux-Charmont« ), a connu une issue dramatique. Le corps de cette femmen qui aurait eu 86 ans cette année, a été retrouvé ce vendredi 3 avril 2026 à la mi-journée sur la commune de Nommay, mettant fin à plusieurs jours de recherches intensives mobilisant d’importants moyens.
Une disparition jugée inquiétante dès le signalement
Le Procureur de la République Paul-Edouard Lallois nous a rappelé les circonstances de l’ouverture de la procédure : « L’ouverture de cette procédure en disparition inquiétante a été faite mardi dernier pour Madame Geneviève Joblowski, née en 1940 à Montbéliard, résidente d’une résidence sénior rue de l’Épinette à Vieux-Charmont« . La disparition est signalée dans la soirée par la fille de la victime. « Sa maman a quitté le logement sans donner signe de vie, sans moyen de communication, sans carte bancaire et surtout sans indice permettant de comprendre le motif de son départ« , précise le magistrat. La famille indique également que la victime souffre de troubles cognitifs et de la maladie de Parkinson. Dès les premières heures, la situation est considérée comme préoccupante.
Des moyens importants mobilisés
Le Commissaire de Police de Montbéliard Paul Mangin détaille la réaction immédiate des services : « Dès la prise du signalement, nous avons déclenché un chien pisteur des sapeurs-pompiers afin de partir du lieu de son hébergement« . La piste est rapidement perdue en centre-ville de Vieux-Charmont. Une dizaine de policiers sont engagés dès la première nuit, puis les recherches se poursuivent et s’intensifient les jours suivants. « D’importants moyens de la police nationale ont été mobilisés, notamment des moyens aériens avec deux télépilotes permettant d’orienter les effectifs au sol« , indique le Procureur. Jeudi 2 avril 2026, une battue d’ampleur est organisée. « 52 effectifs de police étaient mobilisés, dont 30 élèves gardiens de la paix, avec également un hélicoptère pour survoler les zones forestières« , précise le Commissaire Paul Mangin. Malgré ces moyens, aucune trace de la disparue n’est retrouvée.
Toutes les hypothèses envisagées
Face à l’absence d’éléments, aucune piste n’est écartée. « À ce stade, nous n’avions privilégié aucune hypothèse, y compris celle d’un possible enlèvement« , explique Paul-Edouard Lallois. Le fait que le chien pisteur perde la trace en zone urbaine est jugé inhabituel. Les investigations menées, notamment sur les réseaux de transport et la vidéoprotection, ne donnent aucun résultat. Un appel à témoins était en préparation afin de solliciter la population.
Une découverte par un promeneur
La situation bascule vendredi peu après 12h00. « Nous avons été avisés de la découverte du corps sans vie d’une dame pouvant correspondre à Madame Joblowski« , indique le Procureur. Le corps est retrouvé par un promeneur au niveau de la rue sous le coteau, sur la commune de Nommay, dans une zone boisée, sur un chemin forestier. Les opérations d’identification confirment rapidement qu’il s’agit de la disparue. La famille est immédiatement informée et un accompagnement est mis en place via l’association France Victimes.
Une chute accidentelle et une mort liée au froid
Les premières constatations orientent clairement vers un accident. « Cette dame était allongée face au sol. Nous retrouvons une chaussure dans des branchages à quelques mètres« , détaille le Procureur. Les éléments recueillis « permettent de conclure à l’hypothèse d’une chute accidentelle« . Aucune trace de violence ou d’intervention d’un tiers n’est relevée. « L’hypothèse criminelle est exclue« , affirme Paul-Edouard Lallois. Le décès serait lié aux conditions climatiques. « Le corps présente simplement les marques de quelqu’un qui est mort de froid, tout simplement« . La date exacte du décès ne peut être déterminée avec précision, mais il serait intervenu « au plus tard mercredi« , selon le magistrat.
Une attente douloureuse pour la famille
Le Procureur souligne « une issue naturellement dramatique, mais qui vient mettre un terme à l’attente douloureuse de la famille« . Une autopsie n’a pas été ordonnée, avec l’accord des proches, afin de permettre des obsèques rapides. De son côté, le Commissaire Paul Mangin insiste sur l’engagement des forces de l’ordre : « on avait et on a toujours une démarche de soutien pour les familles qui traversent ce genre d’épreuve« . Le magistrat conclut sur les moyens déployés : « même si on n’a pas une obligation de résultat, on a une obligation de moyens« . Avant d’ajouter : « la démonstration a été faite que le maximum de moyens a été engagé. Parfois ça paye, parfois non« . Malgré l’ampleur du dispositif, c’est finalement un promeneur qui a permis la découverte du corps, dans une zone boisée difficile d’accès et éloignée du périmètre initial des recherches.


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