Selon la note de conjoncture publiée par l’Insee, l’évolution du marché du travail en Bourgogne-Franche-Comté au troisième trimestre 2025 confirme une tendance défavorable déjà observée lors des trimestres précédents. L’étude met en lumière un recul de l’activité économique régionale et une diminution de l’emploi salarié, dans un contexte économique encore fragile.
Une activité économique en léger recul
Au troisième trimestre 2025, l’activité économique régionale, mesurée par les heures rémunérées, diminue d’environ 0,5 % sur un an. Le nombre total d’emplois salariés s’établit à 989 400, en baisse de 0,3 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cette évolution marque un essoufflement après un léger rebond observé au trimestre précédent et concerne la majorité des secteurs d’activité.
L’intérim et la construction figurent parmi les secteurs les plus touchés, avec des pertes d’effectifs notables. L’industrie poursuit également son repli, en particulier dans la fabrication de matériels de transport, secteur structurant pour la région. À l’inverse, l’industrie agroalimentaire se distingue par une progression de l’emploi sur la période.
Une hausse du chômage dans plusieurs territoires
Le taux de chômage régional progresse pour atteindre 6,9 % de la population active, soit une hausse de 0,3 point sur un an. Ce taux reste toutefois inférieur à la moyenne nationale, estimée à 7,7 %. Les disparités territoriales demeurent marquées. Le Territoire de Belfort enregistre le taux de chômage le plus élevé de la région, à 9,3 %, tandis que la zone d’emploi de Montbéliard connaît une augmentation sensible, avec un taux atteignant 11,3 %. À l’opposé, la zone de Beaune affiche le taux le plus faible, à 4,3 %.
Des signaux contrastés pour les mois à venir
En parallèle de la baisse de l’emploi et de la hausse du chômage, le nombre de procédures collectives augmente de 7 % sur un an en Bourgogne-Franche-Comté. Le commerce et l’industrie concentrent une part importante des plans de sauvegarde de l’emploi, traduisant les difficultés rencontrées par certaines entreprises.
Quelques indicateurs apparaissent toutefois plus encourageants. Le nombre de logements mis en chantier progresse pour la première fois depuis plus d’un an, tandis que les permis de construire restent à un niveau supérieur à celui observé en 2023 et 2024. Ces éléments pourraient soutenir l’activité du secteur de la construction à moyen terme, sans toutefois inverser, à ce stade, la tendance générale observée sur le marché du travail régional.
infos > www.insee.fr
