Les départements du Doubs, du Jura et de la Haute-Saône franchissent une nouvelle étape dans la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC). La zone réglementée mise en place à la suite de la détection d’un cas sur la commune de Pouilley-Français, dans le Doubs, connaît une évolution à compter du mercredi 31 décembre 2025.
Une zone de protection transformée en zone de surveillance
Instaurée le 29 novembre 2025, la zone de protection devient désormais une zone de surveillance. Cette décision intervient après l’écoulement d’un délai de 28 jours depuis la désinfection préliminaire du dernier élevage infecté, sans qu’aucun nouveau foyer n’ait été détecté.
La nouvelle zone de surveillance englobe à la fois les communes précédemment incluses dans la zone de protection, correspondant à un périmètre de 20 kilomètres autour du foyer initial, ainsi que la zone de surveillance déjà existante, étendue jusqu’à 50 kilomètres.
Des conditions de déplacement assouplies pour les bovins
Le changement de statut de la zone permet un allègement des conditions de déplacement des bovins qui étaient jusqu’alors soumis aux restrictions applicables en zone de protection. Cette évolution marque une étape importante dans la stratégie de lutte contre la maladie.
La levée de la zone de protection est présentée par les autorités comme un indicateur de l’efficacité des mesures mises en œuvre. Elle souligne également l’implication des éleveurs, des vétérinaires, des groupements de défense sanitaire et des services de l’État dans l’application rigoureuse des protocoles sanitaires.
Vers une possible levée complète de la zone réglementée
La prochaine échéance pourrait être la levée de la zone réglementée dite ZS4, envisagée à partir du 17 janvier 2026. Cette évolution serait conditionnée à l’absence de nouveau foyer dans la zone ou à proximité, ainsi qu’à l’atteinte des objectifs de vaccination fixés, à savoir 75 % des bovins vaccinés et 95 % des élevages protégés. La zone deviendrait alors une zone vaccinale avec des règles de mouvement encore assouplies.
Malgré ces avancées, les préfets appellent au maintien d’une vigilance accrue. Le respect strict des exigences de biosécurité demeure indispensable pour limiter toute propagation du virus, notamment en ce qui concerne les interdictions de mouvements de bovins ou l’application rigoureuse des conditions prévues en cas de déplacement dérogatoire autorisé.

