Le Tribunal correctionnel de Paris a prononcé le 4 décembre 2025 la relaxe totale d’Ismaël Boudjekada, Conseiller municipal d’opposition à Grand-Charmont, dans la procédure engagée par la Députée Caroline Yadan. Cette décision met fin à plusieurs mois de procédure.
L’affaire trouve son origine dans des messages publiés en ligne en 2024, pour lesquels Caroline Yadan avait déposé plainte. Selon les éléments alors rendus publics, l’élue reprochait à Ismaël Boudjekada des propos qu’elle jugeait injurieux ou incitatifs, notamment à caractère antisémite, dans un contexte national marqué par de fortes tensions liées aux débats autour du conflit au Proche-Orient. Cette plainte s’inscrivait dans un climat où plusieurs élus appelaient à un renforcement de la lutte contre les discours de haine et l’antisémitisme. Parallèlement à cette affaire, Ismaël Boudjekada avait également été concerné par d’autres procédures judiciaires au cours de l’année 2024 et 2025, sans lien direct avec celle portée par Caroline Yadan.
Dans un communiqué, Ismaël Boudjekada estime que cette issue confirme selon lui que « il ne s’agissait pas d’une affaire judiciaire, mais d’une tentative politique visant à faire taire une voix dissidente« . Il ajoute que, d’après lui, « l’instrumentalisation de la justice pour régler des comptes idéologiques vient de s’effondrer devant les faits« . Il indique que certains élus auraient tenté de « criminaliser une expression critique, pourtant protégée par la liberté d’opinion » et considère que le tribunal a rappelé qu’ »en démocratie, le droit prime sur les intimidations« . Il qualifie cette décision de « revers cinglant pour Caroline Yadan » et estime que l’élue devra « assumer publiquement l’échec de sa démarche« .
Ismaël Boudjekada appelle également les médias à « informer avec la même intensité lorsqu’une personne est innocentée« . Il affirme vouloir poursuivre son engagement citoyen « sans céder aux pressions, aux menaces ou aux tentatives de bâillonner la critique politique« .

