Le procès consacré au démantèlement du réseau de narcotrafic « Labo Coffee », ouvert le lundi 24 novembre 2025 devant le Tribunal correctionnel de Montbéliard, s’est achevé ce mercredi 26 novembre 2025. Cette affaire constitue le second procès majeur de l’année sur le ressort de Montbéliard en matière de lutte contre les organisations de narcotrafiquants. Elle fait suite à une enquête d’un peu moins de deux ans portant sur un réseau au fonctionnement industrialisé, utilisant un mode opératoire de type « ubershit » et actif sur l’ensemble de l’aire urbaine entre 2022 et 2024. Les livraisons concernaient les départements du Doubs, de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort.
14 personnes avaient été poursuivies dans ce dossier. 13 majeurs ont comparu depuis lundi, dont 3 détenus. Le quatorzième prévenu, mineur, sera jugé en mars 2026 devant le tribunal pour enfants. Les 13 prévenus, parmi lesquels 5 femmes, étaient mis en cause pour leur participation présumée aux activités de l’organisation.
À l’issue du délibéré rendu ce mercredi, l’ensemble des 13 personnes a été condamnée, le tribunal ayant retenu des degrés d’implication différents. Les peines prononcées vont de 6 et 12 mois d’emprisonnement avec sursis pour les moins impliqués à 8 mois, 12 mois, 18 mois, 20 mois et jusqu’à deux ans et demi ou trois ans d’emprisonnement pour d’autres prévenus. Deux personnes ont été condamnées à 5 ans d’emprisonnement ferme pour les faits les plus graves, liés au trafic de stupéfiants et à l’association de malfaiteurs.
Trois mandats de dépôt ont été prononcés lors de l’audience, en plus des trois personnes qui comparaissaient déjà détenues. Au total, 24 ans et 4 mois d’emprisonnement ferme ont été prononcés, un niveau proche de celui atteint lors du premier procès d’envergure en juillet, qui totalisait 26 ans et demi.
Le Procureur de la République de Montbéliard Paul-Edouard Lallois souligne l’engagement des enquêteurs et des magistrats mobilisés, saluant un travail minutieux réalisé malgré des moyens limités. Il rappelle que ces deux procès d’envergure, organisés à six mois d’intervalle, illustrent la détermination des autorités judiciaires à poursuivre la lutte contre les réseaux de narcotrafic sur le Pays de Montbéliard.

