Même s’il fait froid dehors, on aère !

Photo d'illustration (photo Burst/Dan Gold)

Lorsque les températures baissent, le réflexe de fermer portes et fenêtres pour conserver la chaleur est naturel. Pourtant, aérer son logement reste essentiel même en hiver. Ce geste simple améliore la qualité de l’air intérieur, limite l’exposition aux polluants et peut même favoriser un meilleur rendement du chauffage. ATMO Bourgogne-Franche-Comté explique.

L’air intérieur peut être plus pollué que l’air extérieur, notamment en raison des matériaux de construction, des produits ménagers, des appareils de combustion ou encore des activités quotidiennes. Selon l’Observatoire de la Qualité des Environnements Intérieurs, notre environnement intérieur serait 5 à 7 fois plus pollué que l’extérieur, alors que nous passons près de 80 % de notre temps dans des espaces clos.

Aérer permet de renouveler l’air, de réduire les polluants et de réguler l’humidité. L’Agence régionale de santé Bourgogne-Franche-Comté rappelle qu’il s’agit d’une véritable mesure d’hygiène. Il est conseillé d’ouvrir grand les fenêtres, de créer un courant d’air, d’aérer environ dix minutes par jour (ou deux fois cinq minutes en hiver), de couper les radiateurs pendant cette période et de privilégier les moments propices, comme le matin.

Contrairement aux idées reçues, aérer en hiver ne refroidit pas durablement le logement. L’air froid et sec introduit se réchauffe rapidement, tandis qu’un air trop humide nécessite plus d’énergie pour atteindre la température souhaitée. Le taux d’humidité idéal se situe entre 40 % et 60 %, pour un bon équilibre entre confort, santé et préservation du bâti.

L’aération ponctuelle, en ouvrant les fenêtres, complète efficacement la ventilation mécanique du logement, qui assure un renouvellement d’air continu. Ensemble, ces deux pratiques permettent de maintenir un air intérieur sain.

Une mauvaise qualité de l’air intérieur peut avoir des conséquences sur la santé (exposition à l’humidité, au monoxyde de carbone ou aux composés organiques volatils), sur le confort (sensation d’inconfort liée à l’humidité), sur le bâti (moisissures, dégradation des isolants) et sur la consommation énergétique (air humide plus difficile à chauffer).

Pour préserver la qualité de l’air intérieur, il est recommandé d’aérer régulièrement en toute saison, de ventiler sans obstruer les entrées d’air, et d’identifier les sources de pollution pour les réduire durablement.

infos > www.atmo-bfc.org

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