Malus automobile 2026 : informations et conseils

Photo d'illustration (photo depositphotos.com)

AutoJM, distributeur automobile basé à Morvillars (90-Territoire-de-Belfort), nous donne informations et conseils concernant le renforcement du malus automobile prévu en 2026 dans le cadre du projet de loi de finances. Selon l’entreprise, les mesures annoncées par le gouvernement pourraient modifier sensiblement le coût d’acquisition de certains véhicules à partir du 1ᵉʳ janvier 2026.

Le seuil d’émission de CO₂ entraînant l’application du malus sera abaissé à 108 g/km, contre 113 g/km actuellement. Le plafond maximal du malus pourra atteindre 80 000 € pour les véhicules les plus émetteurs. AutoJM souligne que ces évolutions visent à orienter davantage le marché vers des véhicules moins polluants.

Le malus lié au poids des véhicules évoluera également. Le seuil de déclenchement sera abaissé à 1 500 kg en 2026, et les montants appliqués progresseront selon la masse du véhicule. Certaines hybrides rechargeables pourront être concernées. À compter du 1ᵉʳ juillet 2026, les exonérations pour les véhicules électriques seront ajustées avec la mise en place d’un abattement de 600 kg destiné à compenser le poids des batteries.

Ces annonces s’inscrivent dans la continuité du projet de loi de finances 2025, déjà voté. La réduction progressive des seuils CO₂ se poursuivra en 2027, avec un passage à 103 g/km, et le plafond du malus augmentera chaque année. Les barèmes prévus pour le malus CO₂ et le malus poids ne devraient pas évoluer avant 2028.

Des mesures d’abattement sont prévues selon les motorisations et les technologies utilisées, avec des dispositions différentes pour les micro-hybrides, les hybrides non rechargeables, les hybrides rechargeables, les véhicules électriques et ceux à hydrogène. Ces abattements doivent permettre de tenir compte des technologies moins émettrices ou plus lourdes en raison des batteries.

Selon AutoJM, ces évolutions fiscales poursuivent plusieurs objectifs : réduire les émissions de CO₂ du parc automobile, encourager l’achat de véhicules plus légers ou dotés de motorisations moins polluantes et accompagner la transition écologique. L’entreprise indique que certains acteurs de la filière automobile expriment des réserves. La Fédération Nationale de l’Automobile demande notamment un gel du barème, estimant que cette fiscalité peut peser sur les consommateurs. Le Sénat, dans un rapport récent, attire également l’attention sur les risques pour la production et l’industrie automobile.

AutoJM conseille aux acheteurs potentiels de se renseigner en amont, en particulier pour les véhicules susceptibles d’être concernés par ces modifications. Selon le distributeur, les futurs barèmes pourraient influer sur les décisions d’achat dès 2026, notamment pour les véhicules lourds ou à motorisation thermique.

Ces mesures, si elles sont définitivement adoptées, devraient contribuer à orienter progressivement le parc automobile vers des véhicules plus sobres et plus légers, tout en générant des recettes fiscales supplémentaires.

SOUTENEZ TOUTMONTBELIARD.COM

ABONNEZ-VOUS