La nouvelle station d’épuration de Roches-lès-Blamont est en service depuis le 17 septembre 2025, après huit mois de travaux engagés par Pays de Montbéliard Agglomération (PMA). Plus moderne et respectueuse de l’environnement, elle utilise une filière de lits plantés de roseaux permettant de préserver durablement la qualité des eaux du ruisseau du Gland.
La commune de Roches-lès-Blamont, qui compte environ 607 habitants et dispose d’un réseau d’assainissement de 9 km, était jusque-là équipée d’une station à boues activées datant de 1978, d’une capacité de 540 équivalents habitants (EH). Jugée vétuste et insuffisante pour traiter correctement les effluents, cette installation a été remplacée par une nouvelle station d’une capacité de 750 EH. Cette reconstruction répond à l’objectif de limiter l’impact des rejets sur le milieu naturel et de protéger les sources du Gland. La nouvelle filière de traitement intègre un procédé physico-chimique pour réduire le phosphore, ainsi qu’un système complémentaire permettant de traiter l’azote, afin de prévenir les phénomènes d’eutrophisation.
Le projet a été retenu en raison de la simplicité d’exploitation de cette technologie, de sa robustesse face aux variations de charges hydrauliques, de sa faible consommation d’énergie et de sa capacité à maintenir des niveaux de traitement optimaux même en période d’étiage. La maîtrise d’œuvre a été assurée par la Direction du Cycle de l’Eau de PMA, l’exploitation est confiée à VEOLIA, et les travaux ont été réalisés par le groupement SIRPE Centre Est et TP Mougey et Fils. Le coût total de l’opération s’élève à 867 836 € HT, financés par Pays de Montbéliard Agglomération (337 834 €), l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse (382 470 €) et le Conseil départemental du Doubs (147 532 €, demande en cours).
Les étapes du projet ont débuté dès 2008 avec le schéma directeur d’assainissement de la commune. Après les études et la préparation menées entre 2020 et 2024, les travaux se sont déroulés de mi-2024 à septembre 2025. L’ancienne station sera prochainement démolie pour laisser place à une zone de rejet végétalisée.
La technologie Azoé, développée par SCIRPE, a été choisie pour cette station afin d’allier l’efficacité des lits plantés de roseaux à un traitement avancé de l’azote et du phosphore, garantissant ainsi une meilleure protection du bassin versant du Doubs.

