Géraldine Grangier, Députée Rassemblement National de la 4ème circonscription du Doubs, communique :
« L’annonce d’un plan de départs volontaires chez Flex-N-Gate laisse une impression amère de déjà-vu. Après un PSE en 2020, finalement remplacé par l’APLD, et malgré les aides publiques massives censées garantir le maintien dans l’emploi, l’entreprise poursuit sa lente saignée : 900 salariés en 2022, 700 aujourd’hui, et désormais 57 postes ciblés, dont 41 dans le développement central et 16 en production.
Cette usine historique, anciennement Faurecia, est de nouveau fragilisée par l’incertitude chronique du secteur automobile, les retards des projets de ses donneurs d’ordre, et la menace grandissante d’une réinternalisation chez Stellantis, qui pèserait lourdement sur l’avenir du site d’Audincourt. Pire encore : la brutalité du calendrier, la précipitation de l’annonce à la veille des congés d’été, et l’ouverture des négociations au cœur du mois d’août ne peuvent qu’ajouter au sentiment d’injustice et de mépris ressenti par les salariés et leurs représentants syndicaux.
Face à cette situation, je tiens à exprimer ma solidarité avec les salariés de Flex-N-Gate, qui subissent depuis trop longtemps les conséquences d’un modèle industriel qui sacrifie l’humain à la logique financière. Je propose mon aide concrète à toutes les organisations syndicales et à tous les salariés qui souhaitent faire valoir leurs droits : suivi des négociations, vérification du respect des obligations légales, signalement des pratiques abusives, soutien pour saisir l’Inspection du Travail ou les services du ministère, interpellation du Gouvernement si nécessaire.
L’État ne peut continuer à verser des aides publiques sans contreparties réelles ni contrôles sérieux. Les dispositifs comme l’APLD, ou aujourd’hui l’APLD Rebond, ne doivent pas servir de prétexte à la suppression progressive de centaines d’emplois.
Je resterai pleinement mobilisée pour défendre le tissu industriel du Pays de Montbéliard, les savoir-faire de nos salariés et le droit à un avenir digne pour les familles concernées. J’invite tous les salariés ou représentants souhaitant me contacter à le faire via ma permanence parlementaire ou mes réseaux« .
