Sécheresse : levée des restrictions d’usage de l’eau dans le Doubs octobre 2017

Après une année 2017 plutôt sèche, les épisodes pluvieux et les températures fraîches ont permis une amélioration relative de la situation, qui est cependant toujours éloignée des conditions normales : les cours d’eau et en particulier les nappes sont à un niveau bas pour la saison. Cela étant, la période fraîche sollicitant moins les ressources, les restrictions d’usage de l’eau sont levées sur au dernier arrêté de septembre 2017 (notre info du 11/09/2017), à l’exception de la Haute Chaîne du Jura : en effet, le secteur de Pontarlier connaît des difficultés d’approvisionnement exceptionnelles, qui justifient une attention particulière sur ce secteur. Un arrêté préfectoral est donc pris spécifiquement, avec des restrictions adaptées à la saison.

De manière générale, il convient toujours de limiter les prélèvements dans les cours d’eau et d’éviter tout rejet conséquent pour préserver l’écosystème aquatique, ces derniers étant très préjudiciables quantitativement et qualitativement pour la vie dans les rivières en période de faibles débits. Sur le reste du département, il convient de rappeler que cette situation de sécheresse tardive s’est déjà produite en 2015 et 2016, et qu’elle s’est prolongée cette année. Par conséquent, les quantités de pluie attendues dans la période à venir peuvent ne pas être suffisantes pour combler les déficits pluviométriques et reconstituer complètement les réserves fortement entamées par cet étiage prolongé. Dans ce cas, des difficultés pourraient intervenir à tout moment, même en période hivernale.

Il est donc rappelé à chacun la nécessité de maintenir une grande attention et d’éviter tout gaspillage d’eau, notamment :
– en limitant les prélèvements, et en évitant les assecs dans les cours d’eau vu le commencement de la période de frai pour certaines populations piscicoles
– en évitant les usages non indispensables : fontaines, arrosages de stades, pistes, voiries, nettoyages de façades ou de toitures, travaux pouvant être différés
– en limitant les rejets dans les cours d’eau, qui ont un fort impact compte tenu des faibles débits  et plus généralement en adoptant un comportement responsable et économe en eau.